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30 septembre 2013

repos dominical

Classé dans : actualité,économie,res publica — hervele @ 23 h 13 min

Repos!

Il y a les libéraux, qui ne supportent pas qu’on empêche les gens de bonne volonté de travailler et qu’on se prive d’un surplus de croissance…

Il y a les anticléricaux, qui ne supportent pas que la loi française célèbre encore d’une certaine façon le jour du Seigneur..

Il y a les syndicalistes, qui ne supportent pas que les salariés passent des accords avec les patrons sans les consulter…

Parmi toutes ces voix assourdissantes, essayons de philosopher un peu sur ce méchant dimanche.

Primo, ne pas voir dans ce débat l’un des éternels combats entre la liberté et l’égalité serait passer à côté d’une mise en perspective intéressante. Liberté contre égalité, une lutte en filigrane de notre histoire moderne, on l’a vu dans les débats récente: liberté d’éduquer ses enfants librement contre égalité de l’éducation nationale. Liberté de se marier avec qui l’on veut contre égalité de tous les enfants, etc. Mais accroître l’égalité au prix de la liberté, c’est risquer de voir la liberté se venger un jour où l’autre, faire coucou par la fenêtre en disant: regarde, vous étiez plus égaux quand j’étais là… à ce sujet voir l’échec cuisant d’une mesure égalitaire phare: le CV anonyme a montré qu’il accentuait la discrimination entre candidats qui n’étaient plus jugés… que sur leurs fautes d’orthographe, facteur N°1 de distinction entre classes!

Qu’a à voir ce débat avec l’égalité? L’égalité entre les entrepreneurs, pardi. Et la liberté de ceux qui veulent se reposer le dimanche mais qui risquent bien d’être discriminés par un mécanisme très proche de la théorie des jeux puisque de deux commerces qui fermaient le dimanche, celui qui décide d’ouvrir mangera une énorme part de clientèle à l’autre, l’obligeant également à ouvrir sous peine de faillite. Au final, par contagion de proche en proche les commerçants travailleront à leur insu plus de jours pour un « gâteau » qui restera à peu près le même. On appelle cela une « lose-lose situation« .

Les économistes, les libéraux ont beau jeu de montrer l’efficacité sur l’emploi (ici), la consommation, la croissance. Mais quel est le prix social de cette croissance? Je pensais naïvement que l’état cherchait à rendre ses citoyens plus heureux et plus intelligents, non, il cherche à les faire consommer plus. Hélas, je ne pense pas qu’on ait jamais prouvé l’existence d’un lien entre consommation et bonheur individuel, à part dans les spots publicitaires. Voltaire, fervent athée, ne dédaignait pas la religion quand elle lui servait: « Il est à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu’il soit instruit » et voyait en elle, comme chez certains révolutionnaires établis, un facteur d’ordre social au service des possédants dont il faisait partie. En lieu et place de religion, chanceux que nous sommes, nous avons le pouvoir d’achat! Et quelle divinité avide! Mais qu’a-t-on gagné, en somme, à troquer la messe du dimanche matin contre l’aller-retour au centre commercial?

Car entendons-nous bien, qui-est-ce qui demande à ce que l’on travaille le dimanche? Chez Sephora, ce sont les salariés avides d’un surplus de rémunération qui nous répètent à l’envi qu’ils y gagnent car « le dimanche est payé 50% de plus que les autres jours! » Il faut être stupide pour ne pas s’imaginer qu’une généralisation du travail le dimanche en fera un jour payé… comme les autres! Savez-vous ce qui me choque? Ce n’est pas qu’on refuse à des gens de travailler le dimanche. C’est c’est que notre économie soit tellement dévastée qu’on en arrive à devoir travailler le dimanche pour faire vivre sa famille convenablement. Alors que nous avons tout, je dis bien tout pour être un pays prospère et indépendant, nous nous sommes muselés et déplorons plaintivement cette situation… voulue. Voila pourquoi en Allemagne, il n’y a même pas débat…

Il est des arguments économiques, globalement pour le dimanche, et des arguments non-économiques globalement contre. Gardons toutefois en tête que ne plus laisser le consommateur oisif chez lui une seule journée, l’empêcher de réfléchir, de lire, de s’instruire, bref de se rendre compte qu’il peut être heureux autrement qu’en consommant, c’est aussi le but rêvé du capitalisme, un capitalisme d’asservissement qui emprunte à George Orwell. Et que dire du progrès social, ces luttes acharnées qui nous ont fait gagner petit à petit des jours de vacances, des horaires moins pénibles que ceux de nos pères? Est-ce le signal d’une prochaine machine-arrière? Non, nous ne sommes pas que des animaux en quête perpétuelle de pitance, et tant pis s’il nous en coûte 0,2 point de PIB!

Or on s’imagine bien que les magasins prêts à ouvrir le dimanche le feront aux mêmes horaires que les musées, les monuments, les bibliothèques… L’économie marchande rentrera en concurrence avec l’économie culturelle. Je vous laisse deviner laquelle gagnera. Mesure-t-on ce genre d’effet collatéral lorsqu’on avance des chiffres prometteurs?

C’est l’utilité contre la vertu en quelque sorte (voir mon autre billet sur cette question posée par Tocqueville). Peut-on concilier les deux? Sans doute, posez-vous la question suivante: que mangez-vous en famille le dimanche midi? Un gigot? Et croyez-vous que le bouchez qui vous vend le gigot pourrait maintenir sa boutique si vous passiez votre dimanche au centre commercial?

Hervé Legourvière (HerveLE)

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20 septembre 2013

Aldous Huxley porte plainte contre hollande pour plagiat

Classé dans : actualité,homme & femme,parodie,res publica — hervele @ 10 h 30 min

 

« — Offrez-leur encore une fois les fleurs et les livres. Les infirmières obéirent; mais à l’approche des roses, à la simple vue de ces images gaiement coloriées du minet, du cocorico et du mouton noir qui fait bêê, bêê, les enfants se reculèrent avec horreur; leurs hurlements s’accrurent soudain en intensité. —  Observez, dit triomphalement le Directeur, observez. Les livres et les bruits intenses, les fleurs et les secousses électriques, déjà, dans l’esprit de l’enfant, ces couples étaient liés de façon compromettante ; et, au bout de deux cents répétitions de la même leçon ou d’une autre semblable, ils seraient mariés indissolublement. Ce que l’homme a uni, la nature est impuissante à le séparer. — Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine « instinctive » des livres et des fleurs. Des réflexes inaltérablement conditionnés. Ils seront à l’abri des livres et de la botanique pendant toute leur vie. — » 

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

(Note: le titre du billet est fictif)

Sur l’incapacité congénitale et autruchière de nos politiques (surtout ceux en poste) à penser ne serait-ce que le prolongement d’une bête tendance linéaire, oui il y aurait fort à dire. De quelle tendance est-ce que je parle? Peu ou prou, celle qui consiste à marcher résolument droit vers le mur; celle qui consiste à accumuler loi après loi des propositions stupides visant à rendre par la force et contre leur gré les individus de plus en plus égaux et de moins en moins libres, exactement comme dans le roman d’anticipation cité, tout en leur rendant de plus en plus insupportable l’écart d’inégalité résiduelle. Voilà ce dont il est question aujourd’hui, il est question de cette fan(t)a(s)tique et œcuménique théorie du genre.

Tout commence il y a un peu plus d’un siècle. Mais la France, si elle s’est honorée très tôt dans l’abolition de d’esclavage, va à un rythme plutôt pépère sur le sujet des droits des femmes. Une fois l’égalité des droits enfin acquise, et la constitution saturée d’égalité homme-femme, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. On a commencé à en déverser un peu partout, comme dans le code du travail qui est bien plus volumineux et propice à épancher cette soif d’égalité. On s’est attaché à donner à la femme les mêmes chances, en espérant voir les mêmes résultats. Mais là hic: on butte sur un socle, l’objectif d’égalité parfaite est là, tout proche, à portée de main, mais impossible de l’atteindre complètement. Flûte alors! Et chez nos voisins itou! Qu’à cela ne tienne, fi des chartes, des jurisprudences et du droit des entreprises, on va sortir l’arme chimique* de la théorie du genre, inventée – pas si récemment d’ailleurs – aux US.

*Je dis « chimique » parce que la première grande réussite de cette théorie est d’avoir transformé un jeune garçon handicapé à la naissance en petite fille grâce aux hormones et de l’avoir quelques années plus tard conduit au suicide lui et son frère jumeau.

Elle dit, en gros, que si on n’arrive pas à réduire l’écart observé entre homme et femme, ce n’est pas du tout parce qu’il y aurait des différences biologiques, psychologiques et comportementales irréductibles, non non, c’est juste qu’il faut tout simplement changer notre définition de l’homme et de la femme

Bref, on le voit la théorie du genre est une locomotive folle qui est en train d’échapper complètement aux vraies féministes qui l’avaient lancée. Elle a été récupérée au passage par les lobbies gays, qui ont vu en elle le cheval de Troie leur permettant – il était temps! – d’imposer leur(s) modèle(s) sur la même marche du podium que le modèle PME (père-mère-enfants) voire un peu plus haut si possible, car rien n’est jamais tout à fait égal en ce bas monde. Oui: si l’homme et la femme ne sont que constructions culturelles et éducatives, alors toute combinaison quelconque des éléments {homme, femme} fait une aussi bonne famille. Affirmer le contraire, c’est caca.

Comme je le dis toujours, ne nous arrêtons pas au milieu du chemin (c’est dangereux surtout s’il y a des voitures), allons jusqu’au bout des raisonnements et poussons cette théorie du genre dans ses retranchements les plus obscurs.

L’exercice consiste à lister d’une part ce qui se trame dans le domaine de la lutte contre les discriminations homme-femme, et on verra qu’il y a quelques d’excellentes choses, et aussi tout ce qui peut encore être imaginé au-delà d’un point que je qualifierais de « raisonnable et sain »; c’est là que mon article deviendra tragicomique.

Les mesures de coercition égalitaire viennent bien sûr progressivement (vous vous rappelez la grenouille qu’on cuit à petit feu); je les décline en 5 catégories, celles qui n’existent pas encore, que je qualifierai d’hypothèses pures. Puis celles, bien réelles, qui se déclinent tout d’abord gentiment, comme des idées bien-pensantes sur les plateaux télé (phase 1), dans les blogs du Monde et les magazines féminins à la mode*. Puis les mesures seront testées dans les administrations et la fonction publique, vitrines de l’idéologie étatique (phase 2).  Malgré l’absence de résultats positifs, on enclenchera la phase 3 qui est l’élargissement aux entreprises, aux écoles, aux crèches, aux lieux accueillant du public et tutti quanti. Enfin, lorsque les citoyens auront été bien déconstruits, on passera à la dernière phase 4: la pénalisation des traitements inégalitaires dans la vie privée des gens, au sein mêmes des familles. Concrètement, oui, dans une volonté d’apaisement cela fonctionnera sur dénonciation. Mais assez de théorie, place à un avant-goût de la société égalitaire de demain.

 * Malin! Car les femmes enceintes, jeunes mamans ou en mal avec leur corps sont des personnes vulnérables en manque cruel de conseils de tout genre, bref un public parfait pour semer la bonne parole.

ENFANCE

Imposer au père à celui des deux parents qui n’a pas donné naissance à l’enfant de prendre un congé parental lui aussi, sous peine de sanction financière: perte ou réduction des allocations (phase 4).

Expérimenter des crèches « asexuées »: pas de jouets classiques de type voitures ou poupées, de peur de constater qu’effectivement il y a une orientation naturelle de certains… (déjà en cours: phase 2). Les enfants ne joueront qu’avec des formes géométriques sans article devant (le carré, le triangle, le cercle… beurk !).

Les contes pour enfant mettant en scène des familles « traditionnelles » uniquement ne seront plus proposés en crèche, voire carrément interdits, ces dernières remplacées par des couples multiformes, des ruptures fréquentes, quelques des relations homosexuelles (phase 3). Et il ne faut suuuurtout pas que les images de petites filles aient l’air de petites filles !

Les parents qui refusent de soumettre leurs enfants aux cours obligatoires d’éducation sexuelle seront envoyés en prison (phase 4 en Allemagne et Espagne). Si les parents décident de scolariser leurs enfants à la maison, ils risquent tout simplement de se les faire « enlever » (phase 4 en Allemagne).

Il sera créé un corps « d’inspecteurs de l’égalité » qui viendront pratiquer des contrôles aléatoires au domicile des parents ayant choisi d’élever chez eux leurs nourrissons. Parents qui risqueront la perte les allocations si jamais – shocking ! –  on découvrait dans les tiroirs du placard des vêtements bleu ou roses ; pire, si des petites voitures sont proposées au garçon, alors là on retirera carrément l’enfant à ces parents haineux (hypothèse). De quoi se plaignent-ils, tout enfant appartient à l’Etat (entendu récemment sur les bancs de l’A.N.) !

Enfin, un parent se faisant appeler « papa » ou « maman » par son enfant dans la rue pourra être conduit au poste pour une amende forfaitaire de 1500euros pour discrimination publique envers les couples de même sexe. (hypothèse)

ESPACE PUBLIC

Normes de construction des sanitaires pour imposer le même nombre de WC hommes et WC femmes dans tous les bâtiments administratifs ou accueillant du public (hypothèse). Au diable la sagesse populaire, on obligera par décret les femmes à uriner mois souvent, ou on les opérera de la vessie si c’est le prix de l’égalité!

Obligation pour les hommes d’uriner assis (phase 2 dans certains pays nordiques). Pour éviter toute récidive, on abattra les arbres sur les aires d’autoroute, trop propices aux épanchements virils.

Puisque les logos des toilettes (femme à jupe et homme avec chapeau/moustache, ou variantes) semblent perturber énormément certaines personnes qui y voient un vaste complot freudo-marxisto-machiste, supprimons-les carrément. Nous incluons également dans cette rubrique tous les panneaux du code de la route représentant des écoliers, des femmes, etc. (phase 1)

Instauration d’une amende de 2è classe pour tous ceux qui laisseraient leur place à une faible femme dans un transport en commun. Honte aux machos ! (hypothèse)

On aura enfin des prêtresses et des imamesses (quel joli mot !) (phase 1) ; on aura des vêtements unisexes pour les fonctionnaires (de bonnes idées à prendre chez nos amis les Khmers rouges)

Enfin pour faire un clin d’œil à l’introduction de l’article, de nombreux fleuristes feront faillite et une taxe prohibitive sur les fleurs servira à payer des mesures pro-égalité. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera discriminatoire pour mon coiffeur de pratiquer un prix différent pour les hommes et les femmes : c’est la mienne qui va être contente ! (hypothèse)

LANGAGE

Aaaahh le langage… querelle des anciens et des modernes. Depuis la féminisation des noms de professions  (Madame la Ministre, phase 2), la grammaire est dans le viseur !

Modification de toutes les expressions de langage pouvant porter une discrimination, à commencer par les mots de père ou mère (phase 1/2) et leurs dérivés tentaculaires (il y en a partout dans la langue, quelle plaie !) ; en vrac : les femmes et les enfants d’abord / homme de main / homme à tout faire / barbapapa / pas mort d’homme / la mère de tous les vices / mère poule / remède de grand-mère / le père-Noël / l’instinct maternel / materner quelqu’un / école maternelle / prises mâles ou femelles / Ecole maternelle (phase 1) / maternité / investissement ou usage en père de famille / tel père tel fils, etc. Les dictionnaires récalcitrants perdront leur agrément scolaire. (hypothèse)

L’Homme pour désigner le genre humain ? Pouah ! Les noms latins de nos ancêtres préhistoriques ? Pouah ! (hypothèse)

A l’instar de nos amis anglo-saxons en avance sur tout, un genre neutre sera instauré* pour désigner tous les objets (dont les enfants avant qu’ils choisissent leur sexe). Pourquoi UN sac à main mais UNE voiture (phase 1) ? En attendant les censeurs se consoleront avec les participes passés et les petites parenthèses: « tout(e) femme** ou homme** enceint(e) devra suivre un(e) formation approprié(e) à l’égalité ». (phase 2/3)

*il existe déjà, c’est le masculin qui porte le neutre, mais peu importe…

**J’ai tiré au sort sur lequel des deux apparaîtrait en premier dans la phrase.

ENTREPRISES

Politique de quotas (phase 3), dans les fonctions électives puis dans les entreprises, avec lesquelles je suis plutôt en désaccord pour les raisons suivantes (précédent billet).

Stricte parité dans les effectifs des entreprises. Stricte, j’ai dit. En conséquence, aucune entreprise ne pourra avoir un nombre impair de salarié. Les embauches se feront par deux… Et vous pourrez très bien vous faire virer juste pour « équilibrer » le licenciement d’une personne de sexe opposé. (hypothèse) Attention à vous si vous organisez une réunion de travail entre 2 hommes et une femme.

Prisons (je mets ici à défaut d’une catégorie appropriée) : La mixité totale, bien sûr (hypothèse), afin d’empêcher des petits plaisantins de profiter indûment des facilités de changement de sexe ou de mariage bidon : ici ou ici.

ETAT CIVIL

Suppression du terme de Mademoiselle dans les papiers officiels (Phase 3)

Concernant les noms de familles lors du mariage, assez de la domination masculine: chacun gardera le sien, et les enfants auront un nouveau nom qui sera constitué de la moitié* du nom du père et de la moitié de la mère : on espère vivement que Mme DUBOIS et M. TROUVILLE n’auront que des chats … (Voir mon autre billet sur le sujet) (hypothèse)

autorisation de déclarer un enfant « sans sexe » (phase 4 en Allemagne dès le 1er Novembre!).

Les prénoms hermaphrodites/androgynes (Camille, Dominique, Térence, Noël, Claude, Lou, Jackie, Gwenaëll, Morgan, Sacha, Alex, tous les noms de voiture aussi, etc. **) seront largement répandus dans la presse people et les manuels d’école (phase 1). Avec à la clé une prime aux parents qui auront choisi un prénom qui « lutte contre les stéréotypes ». (hypothèse)

Il deviendra vite évident qu’il faudra interdire toute étude statistique demandant aux gens leur sexe. La CNIL y veillera soigneusement. (hypothèse) Vous imaginez, des statistiques de délinquance selon le sexe pourraient montrer que les femmes sont « naturellement » moins violentes, ce qui est une pure hérésie.

*Hélas on pourrait accoler les deux mais vous imaginez vite le problème au bout de 3 ou 4 générations…

**On me signale que Noël a été retiré de la liste pour une raison inconnue.

ART, PRESSE & SPECTACLE

Autant vous dire tout de suite que ça va chauffer pour les types comme John Gray (auteur du bestseller les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus) et un tel terroriste pourra s’estimer heureux si la Russie ou l’Equateur lui accorde l’asile politique. (hypothèse)

En littérature, cela va faire très, très mal, surtout dans les lettres classiques envahies à souhait de clichés nauséabonds (article). Il faudra censurer déprioriser des centaines de passages dans les classes de français. En définitive, l’ensemble de la peinture, de la sculpture classique n’est-il pas machiste et n’encourage-t-il pas l’homme à dire non aux travaux domestiques ? (hypothèse)

SPORT

On vient d’apprendre que le fameux match de tennis où une joueuse avait battu en 1973 un ancien champion retraité avait été truqué ! Honte aux journalistes vendus à l’ordre sexué qui ont osé publier ça. Il y a encore du chemin à faire et je propose désormais que les chaînes de sport doivent obligatoirement diffuser autant d’événements masculins que féminins. Non, mieux, toutes les disciplines seront mixtes, point barre. On imagine la rigolade pour des sports comme la boxe, l’haltérophilie… pour lesquels il faudra bien autoriser le « dopage pour tous » sans quoi les différences naturelles seraient trop « voyantes »… (hypothèse)

SEXUALITE

Ultime graal des sex-trémistes, la sexualité et sa douloureuse asymétrie. Que faire pour « normaliser » cette partie de la vie (plus très) privée où, quoi qu’on fasse, l’homme, parce qu’il pénètre la femme, se retrouve toujours en position plus ou moins dominante ? Et là, tenez-vous bien, nous sommes déjà entrés en phase 1. On commence à lire des choses, des gens qui disent que ça serait bien un jour de rendre symétriques les relations sexuelles. Quèsaco ? Concrètement, ils veulent promouvoir la sexualité orale et « manuelle », et supprimer le rapport sexuel traditionnel*.

– « Mais pour faire des enfants il faut bien encore en passer par la !? » Pas de panique, Madame Dubois, les enfants conçus à l’ancienne, c’est-à-dire hors Fécondation In Vitro, seront déclarés non-conformes » (hypothèse). Je m’arrête là, car l’avocat d’Aldous Huxley fronce les sourcils.

* Impossible? On suggère bien aux adolescents de s’essayer aux rapports homosexuels (phase 2

FIN

Un  jour la France entrera en guerre, et notre armée parfaitement mixte sera mise en déroute par une armée adverse 95% masculine, malgré les diverses menaces de procès qu’on leur aura envoyées (hypothèse).

*******

Que dire, que rajouter à ce tableau ? Juste qu’il y a des gens pour qui tout ceci est réellement un idéal de société, et que certains d’entre eux sont aux commandes de la France grâce à nos bulletins de vote…

Hervé Legourvière (HerveLE)

Note: le titre du post est fictif. Consultez mes autres articles sur le même thème:

La fête des « individus » une fête enfin égalitaire              Sur le point commun entre OGM et embryon humain      Parité et Egalité: les frères ennemis                    Un homme doit-il prendre le nom de sa femme?

10 septembre 2013

Femmes, prenez le pouvoir!

Classé dans : homme & femme — hervele @ 0 h 46 min

2/3 des mères célibataires sont en grande difficulté financière, d’après le Secours Populaire. Pendant ce temps, le gouvernement utilise les honoraires de ses fonctionnaires sur deux gros dossiers critiques sans lesquels la France perdrait sûrement son parmi les nations: il lance le débat sur la PMA pour tous (= créer des tas d’enfants sans père), et il lance les formations sur le gender dans les écoles pour faire comprendre aux élèves que hommes et femmes, zéro différence.

Vous souffrez du genou droit? Le gouvernement vous ampute la jambe gauche! Inadéquation la plus totale entre le problème et la réponse apportée…

Mais quoi de plus désolant, en réalité, qu’une mère contrainte d’élever seule son enfant?

On pourrait dire, dans un certain sens, les mouvements féministes d’émancipation ont creusé leur tombe: n’ont-elles pas voulu libérer les femmes du carcan du mariage, divorcer quand bon leur semble, vivre avec un homme puis un autre, avoir des enfants quand elles veulent? Et les voilà aujourd’hui qui s’en plaignent? La femme libre se retrouve à présent… libre avec ses enfants sur les bras*! Pas étonnant que certaines voix chez les féministes décrètent « tant que la femme ne sera pas libérée de l’enfantement, elle ne sera jamais libre« . Elles ont un peu raison, hélas, mais surtout tort car la liberté de la femme doit s’exercer, nous allons y revenir, avant la procréation! Et puis voir l’enfantement comme une prison, ne serait-ce qu’envers les couples stériles cela est parfaitement odieux.

Toute femme doit savoir au fond d’elle même une chose, c’est que jusqu’à nouvel ordre c’est elle qui porte l’enfant; ce simple fait la rend unique – presque totalitaire – décisionnaire sur l’homme qui méritera d’être le père. Ce que je dis là, ce ne sont pas que des mots, c’est Darwin n’en déplaise à tous ceux dont les cheveux se dressent sur la tête dès qu’on leur rappelle l’origine animale de notre espèce, parce qu’ils voudraient bien l’oublier. La sélection (inter)sexuelle, corolaire de la sélection naturelle fait que chez presque toutes les espèces animales, la femelle choisit son partenaire (et si c’était le mâle qui donnait la vie… eh bien il s’appellerait femelle!…, cf. les travaux de R. Trivers).

Femmes, prenez le pouvoir! Le pouvoir immense que vous avez, celui de dire « Non, ce ne sera pas toi », et sa variante « Oui, à condition que ». Mais combien il est difficile pour l’orgueil d’un homme de l’entendre, ne lui répète-t-on pas à longueur de journée que homme et femme sont identiques… alors il ne comprend pas! Bref, demandez aux hommes de s’engager, rendez public cet engagement devant le monde, célébrez-le sans lésiner. Ces trois bêtes conseils, c’est la définition du mariage: Mariez-vous! Et ne laissez pas des avocats régler vos problèmes : vous avez 50% de chances que l’autre ait un meilleur avocat que vous alors qu’un conseiller conjugal résout 90% de vos problèmes (et ceux de votre conjoint par la même occasion).

Ne soyons pas aveugles non plus, nous ne sommes pas tous des top-modèles et il y a des femmes qui ne peuvent pas se permettre de « choisir » parmi une foule de prétendants. A celles-là, je réponds que oui, la société est cruelle car elle semble ne s’adresser qu’à ceux qui ont tout pour eux**. Qu’elles n’abandonnent pas leurs prérogatives! Qu’elles gardent confiance en elles, qu’elles n’acceptent pas de se mentir à elles-mêmes en croyant qu’un enfant retiendra et rendra « sédentaire » le partenaire (pari ô combien risqué): au reste cela n’a jamais été le cas, la multiplication des familles recomposées – dont le bonheur paisible et « moderne » reste la plupart du temps un miroir aux alouettes – est là pour le rappeler. Qu’elles réalisent qu’une femme exigeante possède déjà au moins une qualité très appréciée des hommes: cette exigence est ce qui nous oblige à nous faire violence et nous tirer vers le haut. En la matière, d’ailleurs, la présidence actuelle nous fournit un excellent contre-exemple!

Nous vivons une époque de profonde crise de l’engagement avec en face de nous toute une génération à qui on a expliqué qu’il suffisait de porter un jeans Levis et des Ray-Ban pour rester éternellement libres et épanouis… Et au bout du compte, voter des lois comme le PACS (qui n’est que la légalisation de la répudiation par simple e-mail à la préfecture) sans rien expliquer aux jeunes sur l’engagement, c’est faire avancer une forme néfaste de liberté qui engendre beaucoup de souffrance. Car si il est heureux que la société aide les mères seules, elle a la fâcheuse tendance à en fabriquer… au lieu de tout faire pour encourager les femmes à obtenir le maximum de garanties que leur enfant sera élevé dans les meilleurs conditions.

J’aime à proposer, par exemple, que le PACS se transforme automatiquement en mariage dès lors que le femme attend un enfant (l’arrivée d’un enfant est un engagement « subi » qui en fait fuir beaucoup). Cela serait, oui, une loi responsable.

Hervé Legourvière (HerveLE)

* Où libre, peut-être, comme Simone de Beauvoir et son pacte d’infidélité avec Sartre qui nous semble plus, avec le recul, comme un pacte du « je fais ce que je veux et tu souffres de jalousie en silence »

** Malheureusement il n’y a qu’Israël qui légifère sur la maigreur des mannequins dans les publicités…

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