30 août 2013

Un homme doit-il prendre le nom de sa femme

Classé dans : homme & femme,parodie — hervele @ 1 h 13 min

A l’heure de la lutte contre le terrorisme de la discrimination sexuelle, voila une question brûlante! Et posée pour une fois à l’envers… héhé

Tout est question d’histoire, d’usages et fait étonnant, nulle part dans la loi ne figure l’obligation pour une femme de prendre le nom de son mari, c’est même l’inverse qui est recommandé depuis la Révolution. Toutefois l’attachement à la cellule familiale et l’importance donnée à la protection de la filiation justifie que, culturellement, on choisisse un même nom pour les deux parents, manifestation de l’amour et de l’union du couple, qui prend le nom de famille que prendront aussi ses fruits. N’est-ce pas beau?

Le législateur a cependant cru bon de devoir rappeler la possibilité pour la femme (ou le mari) d’accoler leurs deux noms et de les transmettre ainsi aux enfants. Je ne peux que déplorer la stupidité borgne d’une telle loi qui, armée du fusil Egalité à un coup, n’imagine même pas que les-dits enfants se marieront un jour, et ne fait que renvoyer lâchement la gestion du problème à la génération suivante condamnée à voir la longueur de ses noms de famille gagner une puissance de 2 tous les 25 ans. Bingo, au bout d’un siècle, tous les formulaires de l’état seront passés au format A0!* Voila donc la belle lucidité de nos députés, qui ne s’occupent comme il savent faire, que des électeurs déjà nés et non de ceux à venir.

Historiquement qu’est-ce qui justifie que ce soit le nom de l’homme qui soit usuellement gardé? Le patriarcat, et peut-être aussi l’antique loi salique. N’allons pas y voir de démarche sexiste, personne à l’époque n’eut songé à s’en plaindre. Eusse été le nom de la femme à la place, il y aurait seulement eu injustice inverse et l’important, comprenons-nous, était plutôt la stabilité spatio-temporelle de la convention choisie, quelle qu’elle soit. Imaginez sinon les déboires des historiens et des généalogistes de tous poils chargés de retracer l’histoire des familles avec des noms qui valsent à chaque génération! Il n’y pas qu’eux, on n’imagine pas toutes les études génétiques, sociologiques, économiques faisant appel aux archives des vieilles familles.

Hélas aujourd’hui, alors que plus que jamais la cellule familiale se décompose et les statistiques de personnes vivant dans la solitude ou la dépression explosent littéralement, aujourd’hui on s’apprête à brouiller encore plus ce lien qui relie les personnes à leur histoire, à leurs origines**. C’est pourquoi si un jour nos féministes à court d’idées se prennent à venger les épouses brimées des millénaires passés, et imposent aux enfants le seul nom de la mère, je dirai OUI! OUI! OUI! Mais par pitié, qu’on n’en change plus…

Vous avez deviné, faute de conclusion, où va ma préférence. Car à l’inverse, imagine-t-on le désarroi d’un enfant de 5 ans à qui un copain explique que si sa maman a voulu garder son nom de jeune fille, c’est pour que ça soit plus simple administrativement en cas de divorce… Quel romantisme! Quel gage d’amour à la clé! Et que de dégâts n’occasionne-t-on pas autour de nous en n’écoutant que notre petit orgueil égoïste…

Hervé Legourvière (HerveLE)

* « Allô la CAF? Oui, j’avais demandé un acte de naissance et là j’ai un camion garé devant chez moi??? »
** Mais non! Tout est stocké dans des fichiers informatiques, pas de panique!

D’autres billets récents pourraient vous intéresser?

Sur l’objection de conscience des maires et la question du courage

Sur l’exemple du pragmatisme anglais et son application au débat sur le voile

Sur une affaire médiatique qui montre assez bien les mécanismes du politiquement correct

Sur le point commun entre OGM et embryon humain

Une réponse à “Un homme doit-il prendre le nom de sa femme”

  1. forex analyse dit :

    forex analyse

    Un homme doit-il prendre le nom de sa femme · je fais de la politique sans le savoir

Laisser un commentaire

Cocoa5badge |
Gouvirdc |
Thibaultvillalta |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Honfleur2014
| Dans les coulisses de Bruxe...
| iya wis ola papa