28 octobre 2013

Ecotaxe, Léonarda… les compromis de l’échec

Classé dans : actualité,économie,res publica — hervele @ 18 h 54 min

Compromis, chose due.

S’il était encore besoin d’un nouvel exemple pour montrer à quel point toute politique menée par ce gouvernement se limite actuellement à gratter n’importe quel bouton de moustique qui se met à démanger dans ce pays, sans réaliser qu’il va réveiller tous ceux qui sont à côté et finir par avoir le bras vraiment, vraiment à vif, et bien je vous proposerais de réfléchir aux inquiétants points communs entre les affaires Léonarda, écotaxe, travail dominical, et imposition à 75% sur le football.

La primolocutocratie: ce pourrait être la mauvaise habitude de dire oui au premier qui a parlé, puis de s’en mordre les doigts.

Et oui, inlassablement, dans une sorte de mouvement perpétuel, nos dirigeants répètent les mêmes erreurs et les mêmes attitudes désastreuses pour la société: dans l’affaire Léonarda, face à la gronde lycéenne, l’éxécutif trancha par une sorte de compromis absurde qui eut le mérite d’à la fois mécontenter tout le monde et de diviser la famille même de Léonarda. De diviser, plus généralement, les sans papiers en ceux qui triment pour s’intégrer (mais n’y arrivent pas parce qu’ils ne font pas la Une de Libération) et ceux qui ont attrapé le pompon et ont droit à un tour gratuit.

Ecotaxe, Léonarda... les compromis de l'échec dans actualité gratter_argent

Une main qui gratte, une main qui distribue

Sur le bienfondé de l’écotaxe, je ne me prononcerai pas. Ce que je vois c’est qu’il y a une loi, que ce soit celle sur l’immigration, celle sur la taxe à 75% ou celle sur la fiscalité des transports routiers. Face à cette loi des lobbies du football se plaignent de manquer de millions, et manquent d’arracher à l’éxécutif un régime dérogatoire. Face à cette loi les agriculteurs bretons qui n’ont plus rien à perdre et manifestent dans un violent chant du cygne… La gouvernement, alors, magnanime et soucieux de rassurer les inquiétudes des français qu’ils découvre soudain, convoque les plus bruyants des grognons et leur glisse un petit chèque dans la main, aux yeux et à la barbe de tous.

Et vous, Français, peuple déjà divisé sur le mariage, sur les retraites, sur le droit au travail le dimanche… vous voici désormais montés les uns contre les autres selon votre région! Car si nous soutenons nos amis bretons, pourquoi ont-ils eu droit à un traitement de faveur et pas leurs confrères perdus au fond des alpages? Pourquoi le transporteur qui livre un industriel breton paiera alors quel l’industriel voisin situé à 500 mètres de la limite de département, lui ne paiera pas? Pourquoi ce gouvernement rémunère-t-il en petits arrangements à l’amiable le fait d’aller casser des infrastructures* et jeter des victuailles sur les CRS (pendant ce temps les étudiants, eux, sont réduits à mettre le feu à des poubelles vides c’est malheureux)?!

*(qui auraient pu être reconvertis le cas échéant en sympathiques panneaux de messages autoroutiers « il fait chaud: buvez »)

Mais gardons le cap, comme dirait Hollande! A l’enseignement d’un si bon maître, je n’ose me mesurer mais ne peux m’empêcher d’improviser un compromis à la « Hollande » pour, l’aéroport de Nantes, à la louche: vous expropriez les ruraux en les dédommageant du double du tarif légal, puis vous faites construire des grands parkings en béton plutôt qu’un aéroport qui fâche. Win-Win!

Bref. Ceux qui nous dirigent feraient bien de rouvrir leur gaffiot. Ils y apprendraient, par exemple, que l’étymologie du mot « compromis » signifie « pour mettre ensemble »… le sens des mots est parfois assez cruel, non?

Hervé Legourvière.

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20 septembre 2013

Aldous Huxley porte plainte contre hollande pour plagiat

Classé dans : actualité,homme & femme,parodie,res publica — hervele @ 10 h 30 min

 

« — Offrez-leur encore une fois les fleurs et les livres. Les infirmières obéirent; mais à l’approche des roses, à la simple vue de ces images gaiement coloriées du minet, du cocorico et du mouton noir qui fait bêê, bêê, les enfants se reculèrent avec horreur; leurs hurlements s’accrurent soudain en intensité. —  Observez, dit triomphalement le Directeur, observez. Les livres et les bruits intenses, les fleurs et les secousses électriques, déjà, dans l’esprit de l’enfant, ces couples étaient liés de façon compromettante ; et, au bout de deux cents répétitions de la même leçon ou d’une autre semblable, ils seraient mariés indissolublement. Ce que l’homme a uni, la nature est impuissante à le séparer. — Ils grandiront avec ce que les psychologues appelaient une haine « instinctive » des livres et des fleurs. Des réflexes inaltérablement conditionnés. Ils seront à l’abri des livres et de la botanique pendant toute leur vie. — » 

Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes

(Note: le titre du billet est fictif)

Sur l’incapacité congénitale et autruchière de nos politiques (surtout ceux en poste) à penser ne serait-ce que le prolongement d’une bête tendance linéaire, oui il y aurait fort à dire. De quelle tendance est-ce que je parle? Peu ou prou, celle qui consiste à marcher résolument droit vers le mur; celle qui consiste à accumuler loi après loi des propositions stupides visant à rendre par la force et contre leur gré les individus de plus en plus égaux et de moins en moins libres, exactement comme dans le roman d’anticipation cité, tout en leur rendant de plus en plus insupportable l’écart d’inégalité résiduelle. Voilà ce dont il est question aujourd’hui, il est question de cette fan(t)a(s)tique et œcuménique théorie du genre.

Tout commence il y a un peu plus d’un siècle. Mais la France, si elle s’est honorée très tôt dans l’abolition de d’esclavage, va à un rythme plutôt pépère sur le sujet des droits des femmes. Une fois l’égalité des droits enfin acquise, et la constitution saturée d’égalité homme-femme, on ne s’est pas arrêté en si bon chemin. On a commencé à en déverser un peu partout, comme dans le code du travail qui est bien plus volumineux et propice à épancher cette soif d’égalité. On s’est attaché à donner à la femme les mêmes chances, en espérant voir les mêmes résultats. Mais là hic: on butte sur un socle, l’objectif d’égalité parfaite est là, tout proche, à portée de main, mais impossible de l’atteindre complètement. Flûte alors! Et chez nos voisins itou! Qu’à cela ne tienne, fi des chartes, des jurisprudences et du droit des entreprises, on va sortir l’arme chimique* de la théorie du genre, inventée – pas si récemment d’ailleurs – aux US.

*Je dis « chimique » parce que la première grande réussite de cette théorie est d’avoir transformé un jeune garçon handicapé à la naissance en petite fille grâce aux hormones et de l’avoir quelques années plus tard conduit au suicide lui et son frère jumeau.

Elle dit, en gros, que si on n’arrive pas à réduire l’écart observé entre homme et femme, ce n’est pas du tout parce qu’il y aurait des différences biologiques, psychologiques et comportementales irréductibles, non non, c’est juste qu’il faut tout simplement changer notre définition de l’homme et de la femme

Bref, on le voit la théorie du genre est une locomotive folle qui est en train d’échapper complètement aux vraies féministes qui l’avaient lancée. Elle a été récupérée au passage par les lobbies gays, qui ont vu en elle le cheval de Troie leur permettant – il était temps! – d’imposer leur(s) modèle(s) sur la même marche du podium que le modèle PME (père-mère-enfants) voire un peu plus haut si possible, car rien n’est jamais tout à fait égal en ce bas monde. Oui: si l’homme et la femme ne sont que constructions culturelles et éducatives, alors toute combinaison quelconque des éléments {homme, femme} fait une aussi bonne famille. Affirmer le contraire, c’est caca.

Comme je le dis toujours, ne nous arrêtons pas au milieu du chemin (c’est dangereux surtout s’il y a des voitures), allons jusqu’au bout des raisonnements et poussons cette théorie du genre dans ses retranchements les plus obscurs.

L’exercice consiste à lister d’une part ce qui se trame dans le domaine de la lutte contre les discriminations homme-femme, et on verra qu’il y a quelques d’excellentes choses, et aussi tout ce qui peut encore être imaginé au-delà d’un point que je qualifierais de « raisonnable et sain »; c’est là que mon article deviendra tragicomique.

Les mesures de coercition égalitaire viennent bien sûr progressivement (vous vous rappelez la grenouille qu’on cuit à petit feu); je les décline en 5 catégories, celles qui n’existent pas encore, que je qualifierai d’hypothèses pures. Puis celles, bien réelles, qui se déclinent tout d’abord gentiment, comme des idées bien-pensantes sur les plateaux télé (phase 1), dans les blogs du Monde et les magazines féminins à la mode*. Puis les mesures seront testées dans les administrations et la fonction publique, vitrines de l’idéologie étatique (phase 2).  Malgré l’absence de résultats positifs, on enclenchera la phase 3 qui est l’élargissement aux entreprises, aux écoles, aux crèches, aux lieux accueillant du public et tutti quanti. Enfin, lorsque les citoyens auront été bien déconstruits, on passera à la dernière phase 4: la pénalisation des traitements inégalitaires dans la vie privée des gens, au sein mêmes des familles. Concrètement, oui, dans une volonté d’apaisement cela fonctionnera sur dénonciation. Mais assez de théorie, place à un avant-goût de la société égalitaire de demain.

 * Malin! Car les femmes enceintes, jeunes mamans ou en mal avec leur corps sont des personnes vulnérables en manque cruel de conseils de tout genre, bref un public parfait pour semer la bonne parole.

ENFANCE

Imposer au père à celui des deux parents qui n’a pas donné naissance à l’enfant de prendre un congé parental lui aussi, sous peine de sanction financière: perte ou réduction des allocations (phase 4).

Expérimenter des crèches « asexuées »: pas de jouets classiques de type voitures ou poupées, de peur de constater qu’effectivement il y a une orientation naturelle de certains… (déjà en cours: phase 2). Les enfants ne joueront qu’avec des formes géométriques sans article devant (le carré, le triangle, le cercle… beurk !).

Les contes pour enfant mettant en scène des familles « traditionnelles » uniquement ne seront plus proposés en crèche, voire carrément interdits, ces dernières remplacées par des couples multiformes, des ruptures fréquentes, quelques des relations homosexuelles (phase 3). Et il ne faut suuuurtout pas que les images de petites filles aient l’air de petites filles !

Les parents qui refusent de soumettre leurs enfants aux cours obligatoires d’éducation sexuelle seront envoyés en prison (phase 4 en Allemagne et Espagne). Si les parents décident de scolariser leurs enfants à la maison, ils risquent tout simplement de se les faire « enlever » (phase 4 en Allemagne).

Il sera créé un corps « d’inspecteurs de l’égalité » qui viendront pratiquer des contrôles aléatoires au domicile des parents ayant choisi d’élever chez eux leurs nourrissons. Parents qui risqueront la perte les allocations si jamais – shocking ! –  on découvrait dans les tiroirs du placard des vêtements bleu ou roses ; pire, si des petites voitures sont proposées au garçon, alors là on retirera carrément l’enfant à ces parents haineux (hypothèse). De quoi se plaignent-ils, tout enfant appartient à l’Etat (entendu récemment sur les bancs de l’A.N.) !

Enfin, un parent se faisant appeler « papa » ou « maman » par son enfant dans la rue pourra être conduit au poste pour une amende forfaitaire de 1500euros pour discrimination publique envers les couples de même sexe. (hypothèse)

ESPACE PUBLIC

Normes de construction des sanitaires pour imposer le même nombre de WC hommes et WC femmes dans tous les bâtiments administratifs ou accueillant du public (hypothèse). Au diable la sagesse populaire, on obligera par décret les femmes à uriner mois souvent, ou on les opérera de la vessie si c’est le prix de l’égalité!

Obligation pour les hommes d’uriner assis (phase 2 dans certains pays nordiques). Pour éviter toute récidive, on abattra les arbres sur les aires d’autoroute, trop propices aux épanchements virils.

Puisque les logos des toilettes (femme à jupe et homme avec chapeau/moustache, ou variantes) semblent perturber énormément certaines personnes qui y voient un vaste complot freudo-marxisto-machiste, supprimons-les carrément. Nous incluons également dans cette rubrique tous les panneaux du code de la route représentant des écoliers, des femmes, etc. (phase 1)

Instauration d’une amende de 2è classe pour tous ceux qui laisseraient leur place à une faible femme dans un transport en commun. Honte aux machos ! (hypothèse)

On aura enfin des prêtresses et des imamesses (quel joli mot !) (phase 1) ; on aura des vêtements unisexes pour les fonctionnaires (de bonnes idées à prendre chez nos amis les Khmers rouges)

Enfin pour faire un clin d’œil à l’introduction de l’article, de nombreux fleuristes feront faillite et une taxe prohibitive sur les fleurs servira à payer des mesures pro-égalité. La bonne nouvelle, c’est qu’il sera discriminatoire pour mon coiffeur de pratiquer un prix différent pour les hommes et les femmes : c’est la mienne qui va être contente ! (hypothèse)

LANGAGE

Aaaahh le langage… querelle des anciens et des modernes. Depuis la féminisation des noms de professions  (Madame la Ministre, phase 2), la grammaire est dans le viseur !

Modification de toutes les expressions de langage pouvant porter une discrimination, à commencer par les mots de père ou mère (phase 1/2) et leurs dérivés tentaculaires (il y en a partout dans la langue, quelle plaie !) ; en vrac : les femmes et les enfants d’abord / homme de main / homme à tout faire / barbapapa / pas mort d’homme / la mère de tous les vices / mère poule / remède de grand-mère / le père-Noël / l’instinct maternel / materner quelqu’un / école maternelle / prises mâles ou femelles / Ecole maternelle (phase 1) / maternité / investissement ou usage en père de famille / tel père tel fils, etc. Les dictionnaires récalcitrants perdront leur agrément scolaire. (hypothèse)

L’Homme pour désigner le genre humain ? Pouah ! Les noms latins de nos ancêtres préhistoriques ? Pouah ! (hypothèse)

A l’instar de nos amis anglo-saxons en avance sur tout, un genre neutre sera instauré* pour désigner tous les objets (dont les enfants avant qu’ils choisissent leur sexe). Pourquoi UN sac à main mais UNE voiture (phase 1) ? En attendant les censeurs se consoleront avec les participes passés et les petites parenthèses: « tout(e) femme** ou homme** enceint(e) devra suivre un(e) formation approprié(e) à l’égalité ». (phase 2/3)

*il existe déjà, c’est le masculin qui porte le neutre, mais peu importe…

**J’ai tiré au sort sur lequel des deux apparaîtrait en premier dans la phrase.

ENTREPRISES

Politique de quotas (phase 3), dans les fonctions électives puis dans les entreprises, avec lesquelles je suis plutôt en désaccord pour les raisons suivantes (précédent billet).

Stricte parité dans les effectifs des entreprises. Stricte, j’ai dit. En conséquence, aucune entreprise ne pourra avoir un nombre impair de salarié. Les embauches se feront par deux… Et vous pourrez très bien vous faire virer juste pour « équilibrer » le licenciement d’une personne de sexe opposé. (hypothèse) Attention à vous si vous organisez une réunion de travail entre 2 hommes et une femme.

Prisons (je mets ici à défaut d’une catégorie appropriée) : La mixité totale, bien sûr (hypothèse), afin d’empêcher des petits plaisantins de profiter indûment des facilités de changement de sexe ou de mariage bidon : ici ou ici.

ETAT CIVIL

Suppression du terme de Mademoiselle dans les papiers officiels (Phase 3)

Concernant les noms de familles lors du mariage, assez de la domination masculine: chacun gardera le sien, et les enfants auront un nouveau nom qui sera constitué de la moitié* du nom du père et de la moitié de la mère : on espère vivement que Mme DUBOIS et M. TROUVILLE n’auront que des chats … (Voir mon autre billet sur le sujet) (hypothèse)

autorisation de déclarer un enfant « sans sexe » (phase 4 en Allemagne dès le 1er Novembre!).

Les prénoms hermaphrodites/androgynes (Camille, Dominique, Térence, Noël, Claude, Lou, Jackie, Gwenaëll, Morgan, Sacha, Alex, tous les noms de voiture aussi, etc. **) seront largement répandus dans la presse people et les manuels d’école (phase 1). Avec à la clé une prime aux parents qui auront choisi un prénom qui « lutte contre les stéréotypes ». (hypothèse)

Il deviendra vite évident qu’il faudra interdire toute étude statistique demandant aux gens leur sexe. La CNIL y veillera soigneusement. (hypothèse) Vous imaginez, des statistiques de délinquance selon le sexe pourraient montrer que les femmes sont « naturellement » moins violentes, ce qui est une pure hérésie.

*Hélas on pourrait accoler les deux mais vous imaginez vite le problème au bout de 3 ou 4 générations…

**On me signale que Noël a été retiré de la liste pour une raison inconnue.

ART, PRESSE & SPECTACLE

Autant vous dire tout de suite que ça va chauffer pour les types comme John Gray (auteur du bestseller les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus) et un tel terroriste pourra s’estimer heureux si la Russie ou l’Equateur lui accorde l’asile politique. (hypothèse)

En littérature, cela va faire très, très mal, surtout dans les lettres classiques envahies à souhait de clichés nauséabonds (article). Il faudra censurer déprioriser des centaines de passages dans les classes de français. En définitive, l’ensemble de la peinture, de la sculpture classique n’est-il pas machiste et n’encourage-t-il pas l’homme à dire non aux travaux domestiques ? (hypothèse)

SPORT

On vient d’apprendre que le fameux match de tennis où une joueuse avait battu en 1973 un ancien champion retraité avait été truqué ! Honte aux journalistes vendus à l’ordre sexué qui ont osé publier ça. Il y a encore du chemin à faire et je propose désormais que les chaînes de sport doivent obligatoirement diffuser autant d’événements masculins que féminins. Non, mieux, toutes les disciplines seront mixtes, point barre. On imagine la rigolade pour des sports comme la boxe, l’haltérophilie… pour lesquels il faudra bien autoriser le « dopage pour tous » sans quoi les différences naturelles seraient trop « voyantes »… (hypothèse)

SEXUALITE

Ultime graal des sex-trémistes, la sexualité et sa douloureuse asymétrie. Que faire pour « normaliser » cette partie de la vie (plus très) privée où, quoi qu’on fasse, l’homme, parce qu’il pénètre la femme, se retrouve toujours en position plus ou moins dominante ? Et là, tenez-vous bien, nous sommes déjà entrés en phase 1. On commence à lire des choses, des gens qui disent que ça serait bien un jour de rendre symétriques les relations sexuelles. Quèsaco ? Concrètement, ils veulent promouvoir la sexualité orale et « manuelle », et supprimer le rapport sexuel traditionnel*.

– « Mais pour faire des enfants il faut bien encore en passer par la !? » Pas de panique, Madame Dubois, les enfants conçus à l’ancienne, c’est-à-dire hors Fécondation In Vitro, seront déclarés non-conformes » (hypothèse). Je m’arrête là, car l’avocat d’Aldous Huxley fronce les sourcils.

* Impossible? On suggère bien aux adolescents de s’essayer aux rapports homosexuels (phase 2

FIN

Un  jour la France entrera en guerre, et notre armée parfaitement mixte sera mise en déroute par une armée adverse 95% masculine, malgré les diverses menaces de procès qu’on leur aura envoyées (hypothèse).

*******

Que dire, que rajouter à ce tableau ? Juste qu’il y a des gens pour qui tout ceci est réellement un idéal de société, et que certains d’entre eux sont aux commandes de la France grâce à nos bulletins de vote…

Hervé Legourvière (HerveLE)

Note: le titre du post est fictif. Consultez mes autres articles sur le même thème:

La fête des « individus » une fête enfin égalitaire              Sur le point commun entre OGM et embryon humain      Parité et Egalité: les frères ennemis                    Un homme doit-il prendre le nom de sa femme?

30 août 2013

Un homme doit-il prendre le nom de sa femme

Classé dans : homme & femme,parodie — hervele @ 1 h 13 min

A l’heure de la lutte contre le terrorisme de la discrimination sexuelle, voila une question brûlante! Et posée pour une fois à l’envers… héhé

Tout est question d’histoire, d’usages et fait étonnant, nulle part dans la loi ne figure l’obligation pour une femme de prendre le nom de son mari, c’est même l’inverse qui est recommandé depuis la Révolution. Toutefois l’attachement à la cellule familiale et l’importance donnée à la protection de la filiation justifie que, culturellement, on choisisse un même nom pour les deux parents, manifestation de l’amour et de l’union du couple, qui prend le nom de famille que prendront aussi ses fruits. N’est-ce pas beau?

Le législateur a cependant cru bon de devoir rappeler la possibilité pour la femme (ou le mari) d’accoler leurs deux noms et de les transmettre ainsi aux enfants. Je ne peux que déplorer la stupidité borgne d’une telle loi qui, armée du fusil Egalité à un coup, n’imagine même pas que les-dits enfants se marieront un jour, et ne fait que renvoyer lâchement la gestion du problème à la génération suivante condamnée à voir la longueur de ses noms de famille gagner une puissance de 2 tous les 25 ans. Bingo, au bout d’un siècle, tous les formulaires de l’état seront passés au format A0!* Voila donc la belle lucidité de nos députés, qui ne s’occupent comme il savent faire, que des électeurs déjà nés et non de ceux à venir.

Historiquement qu’est-ce qui justifie que ce soit le nom de l’homme qui soit usuellement gardé? Le patriarcat, et peut-être aussi l’antique loi salique. N’allons pas y voir de démarche sexiste, personne à l’époque n’eut songé à s’en plaindre. Eusse été le nom de la femme à la place, il y aurait seulement eu injustice inverse et l’important, comprenons-nous, était plutôt la stabilité spatio-temporelle de la convention choisie, quelle qu’elle soit. Imaginez sinon les déboires des historiens et des généalogistes de tous poils chargés de retracer l’histoire des familles avec des noms qui valsent à chaque génération! Il n’y pas qu’eux, on n’imagine pas toutes les études génétiques, sociologiques, économiques faisant appel aux archives des vieilles familles.

Hélas aujourd’hui, alors que plus que jamais la cellule familiale se décompose et les statistiques de personnes vivant dans la solitude ou la dépression explosent littéralement, aujourd’hui on s’apprête à brouiller encore plus ce lien qui relie les personnes à leur histoire, à leurs origines**. C’est pourquoi si un jour nos féministes à court d’idées se prennent à venger les épouses brimées des millénaires passés, et imposent aux enfants le seul nom de la mère, je dirai OUI! OUI! OUI! Mais par pitié, qu’on n’en change plus…

Vous avez deviné, faute de conclusion, où va ma préférence. Car à l’inverse, imagine-t-on le désarroi d’un enfant de 5 ans à qui un copain explique que si sa maman a voulu garder son nom de jeune fille, c’est pour que ça soit plus simple administrativement en cas de divorce… Quel romantisme! Quel gage d’amour à la clé! Et que de dégâts n’occasionne-t-on pas autour de nous en n’écoutant que notre petit orgueil égoïste…

Hervé Legourvière (HerveLE)

* « Allô la CAF? Oui, j’avais demandé un acte de naissance et là j’ai un camion garé devant chez moi??? »
** Mais non! Tout est stocké dans des fichiers informatiques, pas de panique!

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6 août 2013

Ce que l’affaire Haziza montre des mauvais réflexes de la gauche…

Classé dans : actualité,res publica — hervele @ 1 h 47 min

L’actualité de la buzzosphère nous a fourni sur un plateau d’argent un véritable cas d’école de l’idéologie PS. Je me pince encore pour savoir si je ne rêve pas, mais non. L’affaire Haziza – Ayoub – Filippetti, deuxième prise:

Les faits sont les suivants: un type A diffuse une pétition demandant le licenciement d’un journaliste-présentateur B, sous prétexte que son travail de journaliste est militant et contraire à la déontologie du métier. La démarche est inédite, mais pourquoi pas. Tout se serait arrêté là si A n’était pas un blogueur influent d’extrême droite et si B n’était pas un journaliste en faveur de la cause israélienne. On comprend dès lors que rien qu’avec ces deux informations, on a l’huile, le jaune d’œuf et la crémière dans le même sac.

Mais ce n’est que le début. Les réactions de la gauche ont été de trois sortes (et de trois sortes exclusivement) à savoir:

1°) Une condamnation unanime de la pétition parce qu’elle a déclenché une avalanche (véridique!) de commentaires injurieux et antisémites.

2°) Une condamnation unanime de la pétition elle-même comme étant antisémite et nauséabonde.

3°) Des messages de soutien nombreux provenant d’élus et de ministres du gouvernement.

Donc je récapitule. Primo, il est rassurant de savoir que la France est un pays paisible qui coule des jours heureux et prospères puisque des ministres en vacances se sont dérangés pour une affaire aussi dérisoire qu’un échauffement des réseaux sociaux sur une pétition de 1500 signataires (une rame de métro, en somme).

Deuxio, il est intéressant de noter que toute critique du travail d’une personne, à partir du moment où elle est juive et de gauche, devient nécessairement antisémite aux yeux du PS (qui, au passage, n’a de cesse de dénoncer les attaques ad hominem mais se lâche en toute impunité pour l’occasion…)

Tertio, il faut bien remarquer que toute action qui aurait pour effet collatéral d’occasionner des débordements est condamnable. Méditez une seconde: cela revient à dire que l’acte, par exemple, de construire une maison richement meublée vous rendrait automatiquement complice et coupable du cambriolage qui pourrait vous arriver rien que parce que vous avez « tenté » et « favorisé » des actes délictueux. (On a vu ce type de raisonnement lors des manif pour tous dont les participants se sont tous soudain transformés en violents homophobes)

Enfin, l’apothéose nous fut donnée quelques jours plus tard par la réaction de la ministre de la culture. Cette dame publie (ou fait publier) un tweet de soutien au journaliste bourré de fautes d’orthographes*, bref prise en flagrant délit notre belle fait la pirouette et dénie toute responsabilité qu’elle rejette habilement sur d’hypothétiques collaborateurs.  Nous sommes donc là en plein syndrome CAHUZAC: « il y a eu cafouillage, on n’a pas été informé, c’était des lois du précédent quinquennat, c’est la canicule, la faute à Sarkozy, et puis même si c’est grave c’est justement l’occasion de s’améliorer c’est génial! » Tout, mais pas responsables. En ce qui me concerne, je suis heureux: j’ai enfin trouvé un travail où on est payé gros sans avoir aucune responsabilité, je vais être ministre de gauche.

Pour conclure, dans toute cette affaire qui est au final une affaire de critique des dérives du journalisme, jamais – je dis bien JAMAIS – une seule réaction de la gauche n’est venue pour soutenir et défendre, sur le fond, le TRAVAIL du fameux employé de France Télévision. Au lieu de cela, l’écran de fumée de la dénonciation et de la discrimination a été déployé à grand renforts de moyens et d’argent du contribuable.

Dormez tranquilles, citoyens!

Hervé Legourvière (HerveLE)

 

* La question de la délégation des comptes tweeter officiel est un autre sujet… la question de la transformation de la politique en communication-spectacle en est un autre encore…

 

 

16 juin 2013

La fête des parents

Classé dans : actualité,homme & femme,Valeurs — hervele @ 0 h 31 min

Si vous aviez la télévision ou Wikipedia, vous auriez sans doute appris récemment qu’avant d’être une fête surtout commerciale, la fête des mères est célébrée dans de très nombreux pays et civilisations depuis des siècles. La fête des pères, qui a aussi existé dans le catholicisme, n’est en revanche officialisée que depuis une cinquantaine d’années; elle est moins fêtée mais prétend aujourd’hui à un statut équivalent.

Analyse: il est difficile de ne pas faire le parallèle entre cette différence de « notoriété » qui s’estompe petit à petit, et la convergence égalitaire entre les hommes et les femmes dans la vie quotidienne et les comportements. A l’heure où l’homme fait la vaisselle, prend un congé paternité, s’épile, en face les comportements féminins se « masculinisent » (et c’est la triste vérité de l’explosion des chiffres du cancer du poumon chez les femmes), pourquoi devrait-on encore célébrer plus la fête des mères que celle des pères?

Il me semble que le « schéma » familial de la mère au foyer accomplissant la quasi-totalité des tâches ménagères et de garde des enfants, en vigueur pendant des décennies, justifiait cent fois la célébration toute particulière de la mère pour son dévouement sans limites, une injustice au quotidien pourrait-on dire. Et une journée par an pour réparer cette injustice (On me signale « deux », ah oui il y a la journée de la femme), c’était bien peu.

Qu’à cela ne tienne. La joyeuse théorie du genre veut, depuis, nous faire avaler que hommes et femmes être blanc bonnet bonnet blanc kif kif bourricot. C’est d’ailleurs prouvé: une psychologue féministe américaine (jeu: devinez son orientation sexuelle) y a réfléchi pendant longtemps et a reçu beaucoup de subventions pour en parler. Du coup, au diable la tradition, hop on fusionne les deux fêtes sus-mentionnées en une seule fête des parents! Et ça prouve bien au passage que la théorie du genre est vraie puisqu’on l’applique dans certaines écoles!

Quoiiiiii? Des critiques? Qui ose? Et paf, la parade vient instantanément:

- « Oui mais la fête des mères était discriminatoire pour tous les orphelins, Monsieur! »

Silence gêné dans la salle. M. Dufoin se demande s’il n’existerait pas un lobby des orphelins qui pourrait par malheur lui coller un procès s’il continuait de s’acharner à fêter sa maman…

L’argument de la discrimination, un petit coup de culpabilisation… ET VAINQUEUR PAR K/O !

Un petit malin au fond de la salle:

« Pourquoi alors on n’interdit pas le mariage, c’est discriminatoire envers les moches qui ne trouvent pas de partenaire? »

Là, ils ont carrément appelé la sécurité.

 

C’est pourquoi, comme je dis souvent à mes enfants quand ils traversent la rue: il ne faut jamais s’arrêter au milieu du chemin; alors poussons les raisonnements jusqu’au bout, voyons où cela nous mène: si discrimination il y a je propose carrément de remplacer toutes ces fêtes par une seule (qui durerait 1 semaine du coup): La FETE des INDIDIVUS. Enfin un terme technique et statistique qui n’est discriminatoire pour personne, enfin une société réenchantée où chacun se fête lui-même sans avoir à penser aux autres.

 

Tout ceci est quand même bien triste, heureusement personne ne m’empêchera de finir cet article sur une note joyeuse: le fa#.

 

Herve Legourvière (HerveLE)

 

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