16 juin 2013

La fête des parents

Classé dans : actualité,homme & femme,Valeurs — hervele @ 0 h 31 min

Si vous aviez la télévision ou Wikipedia, vous auriez sans doute appris récemment qu’avant d’être une fête surtout commerciale, la fête des mères est célébrée dans de très nombreux pays et civilisations depuis des siècles. La fête des pères, qui a aussi existé dans le catholicisme, n’est en revanche officialisée que depuis une cinquantaine d’années; elle est moins fêtée mais prétend aujourd’hui à un statut équivalent.

Analyse: il est difficile de ne pas faire le parallèle entre cette différence de « notoriété » qui s’estompe petit à petit, et la convergence égalitaire entre les hommes et les femmes dans la vie quotidienne et les comportements. A l’heure où l’homme fait la vaisselle, prend un congé paternité, s’épile, en face les comportements féminins se « masculinisent » (et c’est la triste vérité de l’explosion des chiffres du cancer du poumon chez les femmes), pourquoi devrait-on encore célébrer plus la fête des mères que celle des pères?

Il me semble que le « schéma » familial de la mère au foyer accomplissant la quasi-totalité des tâches ménagères et de garde des enfants, en vigueur pendant des décennies, justifiait cent fois la célébration toute particulière de la mère pour son dévouement sans limites, une injustice au quotidien pourrait-on dire. Et une journée par an pour réparer cette injustice (On me signale « deux », ah oui il y a la journée de la femme), c’était bien peu.

Qu’à cela ne tienne. La joyeuse théorie du genre veut, depuis, nous faire avaler que hommes et femmes être blanc bonnet bonnet blanc kif kif bourricot. C’est d’ailleurs prouvé: une psychologue féministe américaine (jeu: devinez son orientation sexuelle) y a réfléchi pendant longtemps et a reçu beaucoup de subventions pour en parler. Du coup, au diable la tradition, hop on fusionne les deux fêtes sus-mentionnées en une seule fête des parents! Et ça prouve bien au passage que la théorie du genre est vraie puisqu’on l’applique dans certaines écoles!

Quoiiiiii? Des critiques? Qui ose? Et paf, la parade vient instantanément:

- « Oui mais la fête des mères était discriminatoire pour tous les orphelins, Monsieur! »

Silence gêné dans la salle. M. Dufoin se demande s’il n’existerait pas un lobby des orphelins qui pourrait par malheur lui coller un procès s’il continuait de s’acharner à fêter sa maman…

L’argument de la discrimination, un petit coup de culpabilisation… ET VAINQUEUR PAR K/O !

Un petit malin au fond de la salle:

« Pourquoi alors on n’interdit pas le mariage, c’est discriminatoire envers les moches qui ne trouvent pas de partenaire? »

Là, ils ont carrément appelé la sécurité.

 

C’est pourquoi, comme je dis souvent à mes enfants quand ils traversent la rue: il ne faut jamais s’arrêter au milieu du chemin; alors poussons les raisonnements jusqu’au bout, voyons où cela nous mène: si discrimination il y a je propose carrément de remplacer toutes ces fêtes par une seule (qui durerait 1 semaine du coup): La FETE des INDIDIVUS. Enfin un terme technique et statistique qui n’est discriminatoire pour personne, enfin une société réenchantée où chacun se fête lui-même sans avoir à penser aux autres.

 

Tout ceci est quand même bien triste, heureusement personne ne m’empêchera de finir cet article sur une note joyeuse: le fa#.

 

Herve Legourvière (HerveLE)

 

15 juin 2013

A quoi sert une entreprise?

Classé dans : actualité,économie,Valeurs — hervele @ 1 h 09 min

La question est idiote, finalement à quoi servent les entreprises? Quel est leur but?

Faire de la politique? Assurer le bien des travailleurs? Protéger l’environnement?

Rien de tout cela en fait. Un chef d’entreprise est avant tout une personne comme vous ou moi, qui aimerait devenir riche et ne pas aller en prison. C’est pour cela qu’une entreprise (humaine) ne sert qu’à une chose et une seule: gagner de l’argent* en respectant les lois. Tout le reste n’est que de la « comm ».

Et pour illustrer tout ceci et les erreurs de jugement qui peuvent en découler, je voudrais parler d’une affaire récente, l’affaire du salarié de Veolia licencié pour avoir refusé de couper l’eau.

LES FAITS – un salarié du réseau d’eau qui, depuis plusieurs années fait sa popote dans son coin et va négocier avec les familles qui ne peuvent plus payer pour ne pas devoir leur couper l’eau. Un jour son chef en a assez, il le prend « la main dans le sac » et l’oblige à couper l’alimentation d’une famille. Refus. Licenciement. C’est dur, mais Véolia est dans son droit le plus total, il est très probable que les prudhommes donnent raison à la multinationale. Si rien n’est précisé dans le contrat de délégation, alors elle peut couper l’eau dans les conditions prévues par la loi.

Ma première réaction a été, comme vous j’espère, une sorte d’indignation devant l’horreur de ces méchantes multinationales.

Ensuite je me suis dit: mais au fait, comment le type est-il certain que les dites familles sont vraiment dans le besoin, qu’elles ont vraiment déjà rogné sur toutes les autres dépenses et que ce ne sont pas des escrocs? Mais passons…

Ensuite je me suis demandé: peut-on vraiment mourir de soif en France en 2013? Probablement pas, encore que, dans certaines campagnes isolées…

Enfin j’ai pris un bon recul, disons 5 ou 6 fois le recul que je prend d’habitude, et encore dix pas de plus. Je me suis reposé la question de savoir quelle était la mission de l’entreprise dans ce cas précis. Sa mission est-elle d’aider les familles démunies? Est-elle d’enquêter chez les gens pour savoir s’ils sont honnêtes ou non? Est-elle de promouvoir une politique sociale des services de première nécessité? Est-elle de tolérer que chacun interprète à sa guise les règles? Ou est-elle, simplement, comme je le rappelle plus haut, de gagner de l’argent en respectant les lois?

La presse a été unanime, surtout à bâbord, pour accuser la multinationale d’inhumanité. Mais est-on inhumain quand on joue en respectant les règles? Et si les règles sont inhumaines, à qui la fôte? Allons, j’attends une réponse!

Bref, je trouve cela particulièrement lâche, parce qu’une entreprise refuse de faire le « sale boulot » que l’état devrait faire, à savoir légiférer de façon responsable et claire sur l’accès à l’eau et l’éventuel maintien d’un service minimum pour des familles qui ne peuvent plus payer, qu’on se permette des lynchages médiatiques en règle. Je demande donc deux choses:

1°) Que le législateur prenne ses responsabilités afin que les entreprises ne soient pas perpétuellement mises devant des décisions impossibles et finalement « politiques » comme celle qu’a prise le responsable de secteur incriminé.

2°) Que la presse et les harangueurs politiques réalisent un jour qui est leur véritable adversaire: ceux qui votent des mauvaises règles, et non ceux qui les appliquent. On ne voit jamais l’extrême gauche manifester devant l’Assemblée Nationale, et c’est dommage qu’ils gâchent ainsi tous ces jours sans solde à hurler à la place devant des grilles de sites industriels déjà bien mal en point.

En conclusion, j’adresse tout mon soutien au salarié, martyre des lois injustes, et tout mon soutien à son chef, pour son attachement au respect de la règle.

Herve Legourvière (LerveLE)

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Mes arguments pour un jour férié par semaine, au hasard: le dimanche. 

* Conception intéressante de Michel Rocard dans son livre de conversations Peut-on réformer la France?, « le capitalisme est le mariage entre la société anonyme et la machine à vapeur ». la société anonyme permettant à quelqu’un qui a un peu d’argent ou de bonnes idées, d’en gagner plus en ne prenant pas trop de risques, la machine à vapeur ajouter le côté « exponentiel ».

14 juin 2013

HOMME vs FEMMES, il serait temps de déclarer match nul

Classé dans : homme & femme,Valeurs — hervele @ 18 h 08 min

ERREUR 404: le débat n’est surement pas de savoir en faveur de quel sexe il faut se placer, comme si l’on était dans une arène et qu’il ne pouvait y avoir qu’un vainqueur ! (voir à ce sujet la pièce d’Aristophane L’Assemblée des femmes). Pourtant c’est ce que veulent certains mouvements féministes. Le débat consiste plutôt à faire la part des choses entre deux notions aussi radicalement éloignées l’une de l’autre que ne l’est un homme du lit d’une femme lorsqu’il lui dit « on baise? »:

Bref, je parle de la similitude, d’une part, et de la complémentarité d’autre part.

 

La similitude est ce qui caractérise, par exemple, deux hommes ou deux femmes. Prônez la similitude entre hommes et femmes et, d’une part, vous ne l’atteindrez jamais à moins d’user de méthodes dictatoriales, d’autre part ce que vous n’aurez pas gommé deviendra parfaitement intolérable. Comme le démontrait Tocqueville ici, plus l’égalité progresse objectivement dans une société et plus l’inégalité résiduelle est ressentie comme insupportable. Pire que loi des rendements décroissants.

 

On se demande aujourd’hui pourquoi Mathurin et Margot, braves paysans du Moyen-âge, acceptaient si bien leur sort face à l’aristocratie. La réponse est simple : ils étaient persuadés d’être différents, voire inférieurs. Bien heureusement les lumières nous ont révélé que les hommes ont la même dignité et les mêmes droits quelle que soit leur naissance. Mais pas égaux tout court, attention. Et s’il est une différence de taille et impossible à réduire, c’est bien celle du sexe. C’est d’ailleurs la première information dont deux personnes s’enquièrent lorsqu’elles se rencontrent, très loin devant l’âge ou les études. Or beaucoup plus qu’une différence, c’est une vraie complémentarité. Alors que nos braves paysans auraient pu se débrouiller sans l’aristocratie ou le clergé, Margot ne peut se passer de Mathurin, Mathurin ne peut vivre heureux sans Margot. (Je précise qu’ils sont hétérosexuels)

 

De même que si je veux repeindre un pan de mon mur blanc je n’arriverai jamais à atteindre exactement la même teinte, et chaque tentative ne fera que faire jurer une peu plus les deux couleurs, aussi j’ai tout intérêt à repeindre cette partie du mur avec une couleur « complémentaire » ou « assortie », qui empêchera toute comparaison et créera une harmonie naturelle. Mais non, nos politiques, à défaut de trouver une teinte assortie veulent tout repeindre avec la nouvelle teinte et effacer l’autre, ils veulent tout mettre au ton du féminisme et en finir avec le vieux mâle (lire à ce sujet l’excellente analyse d’Eric Zemmour dans ce livre).

 

Ainsi, la complémentarité implique par nature l’égalité parfaite. Il n’y a plus de comparaison, plus matière à revendication. La femme porte la vie, elle a besoin de protection. L’homme lui apporte ce qu’elle n’a pas et réciproquement. Si je ne peux vivre sans toi, et toi sans mois, alors nous sommes absolument égaux.

 

La quête de l’égalité est, en réalité, une des pires idées fixes de la gauche. Elle ne sévit pas que dans le domaine de la représentation des sexes, loin de là.

 

La quête de l’égalité sans limite est une sorte de gros éléphant lancé à pleine vitesse et qui va balayer sur son passage la fragile porcelaine de la liberté individuelle, la fine faïence du bien commun, en ne laissant derrière lui que les débris du communautarisme et la division du pays…

 

 Herve Legourvière (HerveLE)

SUR LE PROTECTIONNISME – mise en perspective

Classé dans : économie — hervele @ 0 h 56 min

Vous êtes-vous déjà posé la question suivante:

« Aimeriez-vous vivre dans un pays qui n’a aucun contact avec l’extérieur, qui ne reçoit aucun touriste, aucune nouvelle, e-mail ou lettre, où la sortie des frontières est punie de mort, où les formes de protectionnisme les plus radicales sont imposées: pas d’importation, pas d’exportation ; aucun produit, qu’il soit alimentaire ou technologique n’arrive de l’étranger… ? »

Un tel pays serait sans doute invivable, direz-vous, son développement infiniment lent et ses citoyens dans un état de malheur et d’hébétude profonds!

Vous me voyez venir?

Non?

Et pourtant… Ce pays, vous y vivez, et vous ne vous en plaignez jamais! C’est tout simplement notre bonne vieille planète terre.

Un protectionnisme économique intelligent est-il donc si effrayant?

Un peu de recul et de mise en perspective fait parfois du bien.

  Herve Legourvière (HerveLE)

pourquoi il faut s’empresser de ne plus trier ses déchets

Classé dans : économie,pensées,res publica — hervele @ 0 h 48 min

Un coup de gueule pour un nouveau paradigme de l’écologie. Mais halte aux mots compliqués et allons droit au but: voici – assez brutalement – mon propos:

(DD=Développement Durable)

1°) Tout ce que vous faites individuellement en faveur du DD, est soit contre-productif, soit dérisoire, soit hypocrite.

2°) Ce n’est pas au citoyen ni aux entreprises d’agir volontairement en faveur du DD. 

3°) Il n’y aura jamais d’accord mondial à la fois sérieux et de bonne volonté sur le DD

4°) Il est aussi pertinent qu’il existe un parti écologiste que s’il existait un « parti sportif » ou un « parti des transports en commun ».

 

Je suis tombé sur plusieurs articles dans la presse anglo-saxonne (peu en France) qui expliquent le côté dérisoire de toute cette mayonnaise écologique, que si vous voulez participer au sauvetage de la planète il faut trier ses déchets, faire attention à l’impact carbone de la viande, prendre l’avion un minimum, faire du covoiturage… Mais pour un scientifique, toutes ces actions sont un peu comme si l’on demandait aux passagers du Titanic de faire pipi dans la mer pour faire fondre un peu l’iceberg qui arrive. L’impact observé de la somme de ces actions individuelles? Peut-être 5% du chemin à parcourir… La machine économique est une mécanique difficile à enrayer! En revanche, tenez-vous bien, la crise économique a eu un impact formidable sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Inespéré, du jamais vu! Comme quoi la « machine économique » n’est pas sans un certain cynisme!

 

Le côté profondément amoral de ces affichages soi-disant écologiques mérite de s’y arrêter: Un cas de sociologie (in Freakonomics) décrivait une école où les parents étaient toujours en retard pour chercher leurs enfants. Devant ces abus répétés de manque de respect, l’école a mis les parents à l’amende. Mais ceux-ci se sont dit que finalement l’amende était « libératoire » (comme disent les juristes) et moyennant le paiement ils pouvaient se « permettre » d’être en retard. Voyant l’effet contre-productif de la mesure l’école fit marche arrière… trop tard, car les parents avaient compris le message et sont restés à un niveau de retard supérieur à avant. Ils ont transformé un devoir moral (la mauvaise conscience) en un calcul coût/bénéfice. Pour moi, la situation est analogue: tout le monde pense « il est inutile de se préoccuper sérieusement de l’écologie, de vouloir sauver la planète car nous faisons déjà notre devoir citoyen en triant nos poubelles ». C’est ce que j’appelle de l’hypocrisie, et elle fait énormément de mal à l’écologie.
Même crime, même châtiment: le bio. De quoi s’agit-il? Le bio est avant tout un refus de polluer l’environnement. C’est une démarche issue des agriculteurs qui se sont rendus compte qu’ils faisaient vraiment beaucoup d’efforts et dépensaient beaucoup d’argent à essayer de limiter les dégâts causés par d’autres efforts et d’autres dépenses importantes… payer du désherbant, puis payer de l’engrais pour compenser l’absence de matière organique dans le sol par exemple! Donc faire moins d’efforts inutiles, arriver à une production moindre mais néanmoins satisfaisante, et ne pas avoir sur la conscience la pollution des nappes phréatiques et le meurtre des abeilles. Parallèlement, les vieux dictons populaires et l’éternelle nostalgie des anciens nous assuraient que les fruits actuels n’avaient plus aucun goût, qu’il fallait revenir aux anciennes pratiques, aux anciennes variétés. Stop, c’est là qu’est l’amalgame. Personne n’a jamais pu montrer que des produits bio avaient meilleur goût que les autres (voire même plutôt l’inverse puisque par définition les produits standards sont issus de sélections drastiques pour améliorer leurs propriétés). Niveau santé, il n’y a jamais eu un seul mort avéré à cause des produits chimiques présents sur les aliments. Il y a nécessairement moins de produits chimiques sur le bio, mais leur bénéfice potentiel est rattrapé par le taux supérieurs d’intoxications alimentaires, aussi je renvoie les deux dos à dos.
Le bio est le bio parce qu’il cultive des variétés rustiques, qui ont des goûts moins habituels, des aspects « maison », et qu’on se persuade que c’est meilleur au goût et pour la santé ce qui au passage peut marcher dans certains cas (un vin dans un verre à vin semble meilleur). Mais rappelons-le, le bio est avant tout un mode de culture qui préserve l’environnement, une façon de respecter les cycles et les équilibres naturels et de se « glisser » dedans, rien de plus (rien de plus de « prouvé »). Je suis un fervent partisan de ce bio-là, mais un adversaire de la « mode » bio qui ne parle que de santé.

J’estime qu’on fait semblant de faire porter au citoyen l’initiative de l’action écologique, alors que c’est à la puissance publique de la régir. En effet, l’économie ou le bénévolat seuls sont impuissants à gérer des biens universels et non chiffrables tels que la biodiversité, la qualité de l’air etc. Mais je ne dis pas que le citoyen a un rôle nul, au contraire: l’action la plus efficace est celle de voter, acte par lequel il mandate l’état à l’obliger* d’accomplir des actions écologiques fortes. Et à obliger*, par la même occasion, son voisin récalcitrant! Et tac! Voter, mais aussi parler, militer, faire des actions symboliques, mais pas se pénaliser soi-même.

(*ou inciter, cela est équivalent)

Mais mieux que d’obliger les gens à trier, pouvons-nous trouver plus intelligent? Des systèmes automatiques qui font les actions écologiques à notre place! Quoi? Vous me dites qu’elles existent déjà? Mais pourquoi ne sont-elles pas installées? Ah, elles coûteraient trop cher… Et voilà le vice: le bon citoyen, on lui demande de passer une partie de son temps à trier ses déchets. Le temps c’est de l’argent. Argent qui pourrait être dépensé à acheter ou développer des systèmes automatisés, mais non pourquoi s’embêter puisque l’état dispose de bénévoles pour faire le même travail!

 

Quel est le problème avec le volontariat écologique? J’ai l’impression que le tri sélectif a réparti les gens en deux groupes opposés: ceux qui faisaient un peu n’importe quoi, par manque de temps (= d’argent!) ou désinvolture VS ceux qui triaient bien et pestaient contre les premiers en mettant des petits mots sur la poubelle. On crée donc un double agacement parce que le local à poubelles est en pagaille, et parce – plus grave – on ressent une injustice, celle d’être la bonne poire face à ceux qui en profitent. L’espèce humaine est ainsi faite qu’il y aura toujours ces 10-20% de récalcitrants, peu importe le nombre d’heures d’écologie par semaine du primaire au baccalauréat.

 

Conclusion: en triant vos déchets

- Vous entravez la recherche, l’innovation, et le déploiement de technologies de pointe dans la filière tri

- Vous travaillez bénévolement pour des sociétés comme Sita, Veolia, qui sont très contentes de pouvoir revendre votre déchet trié (dont vous leur faites don au passage) à des prix plus attractifs en Chine grâce à vous.

- Vous vous faites le contribuable d’un impôt « moral » que l’Etat lève sur les personnes honnêtes uniquement.

- Vous vous donnez bonne conscience en vous évitant de regarder en face les vrais problèmes écologiques.

- Enfin, en vous trompant forcément de temps en temps de poubelle, vous énervez votre voisin du dessus qui est un extrémiste du tri.

Alors le tri, bonne ou mauvaise chose? C’est pareil pour le reste.

 

Bref, heureusement l’Etat a un peu avancé. Tarification des déchets au poids, réductions fiscales pour les installations moins gourmandes, etc. Tout ceci va dans le bon sens. Regardez: comment expliquez-vous qu’on parle depuis 30 ans de voitures électriques (le transport compte pour 40% dans le changement climatique!), et que les modèles sont sur le marché, mais on ne voit toujours rien arriver? C’est que l’état a fait stupidement confiance à l’honnête citoyen pour qu’il s’auto-pénalise et achète une voiture 30% plus cher, sauf que là c’était un peu gros. On attend encore aujourd’hui une vraie incitation, une vraie législation pour encourager tout ceci, comme pour le photovoltaïque ou l’isolement des habitations.

 

Dans la même logique, je considère que ce qu’on ne peut pas demander aux citoyens, on ne peut pas le demander aux entreprises. Toute entreprise a un et un seul objectif: gagner de l’argent en respectant les lois. La notion de « responsabilité sociale et environnementale » des entreprises est totalement abusive. Cela revient à admettre, de la part de l’Etat, une incapacité à promulguer des lois suffisamment écologiques ou sociales, et à demander aux entreprises de pallier volontairement cette incompétence. La bonne volonté des entreprises a des limites et elles biaisent en créant des « chartes » internes qu’elles s’empresseront de ne plus respecter en cas de souci. Est-ce vraiment sérieux?

 

La situation des pays entre eux est, à mon sens, exactement assimilable à celle de locataires d’un même immeuble. S’il n’y a pas une loi extérieure qui vient les contraindre, ils n’arriveront pas à trouver une solution qui satisfasse l’intérêt individualiste de chacun. La multiplication ces dernières années de conventions du développement durable est un véritable gâchis, en marge duquel les médias officiels cachent avec peine les échecs fracassants et les accords qui n’engagent personne à rien. Cette loi extérieure ne peut pas exister à moins d’une domination forte d’un pays sur les autres… A moins que les pays n’acceptent de se soumettre peut-être …au jugement impartial d’une machine, qui sait? La Terre, système fermé, fait que les actions de l’un pénalisent tous les autres ; notre seul espoir est de trouver des actions simples qui dé-pénalisent les autres: c’est ce que propose l’ingénierie climatique, dont je suis un fervent défenseur. Le Titanic fonçant vers l’iceberg, pourquoi ne pas tenter de mettre un peu de nitroglycérine dans le moteur et faire machine-arrière-toute!

 

J’en viens au dernier point, de l’absurdité d’un parti purement écologiste. L’écologie n’a pas de couleur, n’a pas d’appartenance politique. L’écologie devrait transcender les partis et être une composante de n’importe quel programme politique. Inversement vouloir protéger notre monde et lui assurer une pérennité n’engage en rien sur les autres thèmes politiques, a priori. L’écologie me semblerait toutefois être proche de la droite actuelle (non de la droite historiquement libérale) qui s’affirme de plus en plus comme protectrice et conservatrice des modèles naturels (frontières, famille, bien commun etc.). Placer l’écologie à gauche de la gauche est en fait incongru et implique d’avoir des idées sur l’homme en contradiction avec celles qu’on a sur la nature, c’est-à-dire exclure l’Homme de la sphère naturelle. C’est ce qui explique peut-être que les partis écologistes soient soumis à de violents clivages internes, ce n’est pas si étonnant. Au reste, comment peut-on rejeter en bloc le progrès scientifique dès il s’applique à la nature (OGM, Nucléaire, ingénierie climatique, etc.), et lui faire confiance aveuglément quand il s’applique à l’Homme (FIV, recherche sur l’embryon, etc.) ?

 

Si vous être arrivé jusque-là, chapeau, et merci par avance de vos réactions.

Hervé Legourvière (HerveLE)

UN PAVE DANS LA MARE POUR TOUS

Classé dans : actualité,Valeurs — hervele @ 0 h 41 min

Non, je ne comprends vraiment pas l’attitude des Pros-mariage-pour-tous ces derniers temps. Quand je joue au tennis, et que je bats mon adversaire 3 sets à 0, la moindre des choses est d’avoir la victoire modeste pour ne pas l’enfoncer encore plus. Ce principe élémentaire pour se faire réinviter chez les gens, les pros-mariage-pour-tous ne l’ont pas trop intégré.

Non contents d’avoir fait jeu blanc, je récapitule les points:

- aucune pétition ni référendum recevable 15 – 0

- liberté de conscience refusée 30 – 0

- aucun amendement modifié au Sénat – ni en 2è lecture 40 – 0

- validation totale par les sages de la constitution JEU BLANC

Non contents donc d’avoir fait jeu blanc, non contents de s’être fait payer la tournée par les vaincus (je parle là du premier mariage de particuliers gays à Montpellier gracieusement offert par le contribuable en majorité opposé à la loi), ils poussent le bouchon jusqu’à les INSULTER et les HARCELER pendant leurs veillées nocturnes et s’en prendre aux associations catholiques. Sans doute galvanisés par la certitude des vertus chrétiennes de pardon et de non agression chez leurs adversaires, les œufs, tomates, doigts levés fusent comme jamais. La plus « comique » des insultes est certainement celle qui consiste à accuser les veilleurs de violence, mais bon, je ne vais pas refaire ici le nouveau testament…

Mauvais perdants? Allez, peut-être. Mais en face, on triche!

Quel drôle de sport, au demeurant, celui où le vaincu paye la facture puis se fait insulter.

Hervé Legourvière (HerveLE)

Aldous Huxley porte plainte contre Hollande pour plagiat

Comment les anglais ont conquis le monde avec un principe d’utilité

Hurlez ou mourez: voici la politique-arbitre

Convainquez-vous que le protectionnisme est n’est pas si méchant

Mes arguments pour un jour férié par semaine, au hasard: le dimanche. 

 

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Classé dans : parodie,pensées — hervele @ 0 h 14 min

Le titre? Je fais de la politique sans le savoir fait écho à la naïveté de Monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir. Toute analyse sur une actualité, toute réaction au monde réel est d’emblée politique, tout est presque politique… Et puisque, tout autant que les problèmes de sexe, l’opinion politique est un facteur qui peut – tenez-vous bien! -  faire échouer un mariage*, il faut en parler, et ne pas avoir peur d’en parler.

L’avantage certain du blog sur le commentaire, réside dans le fait que personne ne peut vous contredire ou vous modérer. Mais avec le recul, vos meilleurs contradicteurs sont simplement ceux qui ne daignent même pas venir voir le blog: sans appel. Ils sont parmi mes interlocuteurs privilégiés!

 

Alors ne perdons pas de temps, et bonne lecture.

*ce n’est pas mon cas je vous rassure

Hervé LEGOURVIERE (HerveLE)

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