17 octobre 2013

Hurlez ou mourez: voici la politique-arbitre

Classé dans : actualité,pensées,res publica,Valeurs — hervele @ 17 h 17 min

Notre démocratie est-elle devenue un nid d’oisillons hurlant pour leur pitance, leurs droits, leurs « bisous » ? Nous assistons, presque impuissants, à une évolution dangereuse qui avait pourtant été prédite il y a plus de 150 ans par Tocqueville. Analyse.

Hurlez ou mourez: voici la politique-arbitre dans actualité oisillons_an-150x150

Un nid avec des oisillons qui s’égosillent à qui mieux mieux. Ceux qui hurlent, les oisillons obèses, obtiennent la bouillie de leur maman, et poussent les autres par dessus bord ou les laissent dépérir misérablement…Voici la vision qui me vient à l’esprit lorsque je pense au fonctionnement de notre démocratie.

Partout, des groupes se lèvent pour réclamer de nouveaux droits. Les oisillons se font plus véhéments… Parfois ils en redemandent sans même avoir faim, des droits per se, en collectionneur compulsif. Attention! La somme des droits des individus, en démocratie, loin d’un champ sans limites est tout au plus un jardin clos de murs qu’il faut, comme le brownie, partager. Tout nouveau droit s’acquiert au détriment d’un autre, comme le droit au logement vient grignoter le droit de propriété, et comme le droit au mariage gay grignote le droit des enfants à un père et une mère.

Droit contre droit, lobby contre lobby, voila l’étendue des vains combats à venir dont la société américaine nous montre un avant-goût. L’avènement d’une telle société, judiciarisée au maximum, nous usera en frottements inutiles et en division des uns contre les autres, divisions dont se délecteront les politiques et les médias avides de bonnes aubaines électorales et de manichéisme facile. Une société diabolique, dans son sens étymologique de « celui qui divise« .

Garant historique de l’abolition du droit du plus fort, ainsi que le proclamait Rousseau dans son Contrat Social, l’Etat socialiste (car les précédents gouvernements l’étaient aussi) vient entériner un nouveau droit du plus fort dans celui qui sera le plus « revendicatif ». Régression démocratique inédite qui institue le citoyen lambda a-communautaire comme le nouveau « serf » de la société, celui qui n’a plus que des dîmes à payer et des devoirs aux droits atrophiés par les autres oisillons. Le français d’origine, mâle, blanc, hétérosexuel, petit employé non syndiqué de zone rurale est le nouveau maillon faible. Ou la femme seuleavec ses enfants, au physique quelconque et dans pauvreté: elle n’a l’oreille de personne. Les derniers servis, les sans-voix sont ceux qui ne sont pas encore nés, générations futures victimes du relativisme qui se font carrément évacuer leur œuf du nid, sont plus méprisées chaque jour: retraites à payer, dette à éponger… Ne dit-on pas pourtant que le degré de civilisation se mesure à la façon dont une société traite ses plus faibles?

Ouvrez un dictionnaire des blagues d’il y a vingt ans. Combien d’entre elles oseriez-vous faire en public devant un micro sans au préalable avoir appelé un bon avocat pour qu’il vous dise si vous avez le droit de rire de telle ou telle groupe social.

L’exemple le plus frappant est sans doute tiré de l’homosexualité. Il n’y avait jamais eu, jusqu’à date récente, de « communauté gay » constituée. Il n’existait pas, en face, de mot pour désigner un couple homme-femme, c’était juste… un couple normal. Contre cette normalité au sens pourtant statistique de « majorité numéraire », les homosexuels regroupés en communauté « discriminée » par les moqueries potaches (et un certain nombre de passages à l’acte plus graves dont il serait salutaire d’analyser la psychologie, phobie ou  peur, la peur étant l’incompréhension qui vient de l’absence de communication), incertaine embarcation qu’il a fallu flanquer d’une bouée « bi » et d’une bouée « trans », de déclarer un jour: « vous autres les couples normaux, vous êtes en fait des « hétérosexuels« ! PAF! Et que je te communautarise d’un coup de novlangue! L’objectif d’abattre la norme: atteint. Voire même un peu trop atteint et ça, ils ne l’avaient pas calculé: en supprimant la « norme », le père quoi, vous vous retrouvez à présent avec un frère…. rival et ennemi juré: une autre communauté, les hétérosexuels, qui se découvre elle aussi revendicatrice et, bien plus nombreuse dans les manifestations, donc dangereuse! Une communauté trop revendicatrice en fabrique une opposée par réaction.

De même les féministes, qui demandent la parité, risquent de se voir bientôt refuser les professions où elles étaient naturellement majoritaires! Les immigrés, se sont créé un ennemi dans le peuple plus ou moins imaginaire des « français de souche »; les blondes victimes de « stéréotypes », entraînent les roux dans leur sillage victimes eux de roucisme (terme officialisé), les syndicats refusant le travail du dimanche se voient contester leur domination par les salariés eux-mêmes, qui à leur tour se mettent à dos les artisans, forcés d’ouverture le dimanche sous peine de faillite, les clubs de foots qui font des pieds et des « mains » (pour une fois qu’ils peuvent lol) pour échapper à la taxe à 75%… Chacun se constituant en association, des pigeons, poussins, ou autres tondus rassemblent à présent les professions libérales contre les professions garanties. Que fait l’Etat? Il discute avec le premier arrivé, cherche à éviter le moussage médiatique, pis fait machine arrière toute lorsque arrive le second… Couac couac.

« J’entends ceux qui manifestent, mais j’entends aussi ceux qui ne manifestent pas«  assénait Villepin au moment du CPE. Phrase ô combien prophétique et à la fois déjà dépassée par la facilité déconcertante avec laquelle on crée maintenant un groupe facebook de 10000 personnes. Jadis, on entendait surtout ceux qui disaient « NON », maintenant c’est tout le monde, et voila une belle cacophonie ma foi! Une petite voix timide, sourde, disparaît dans le brouhaha, celle de l’intérêt général, qu’on serait d’ailleurs bien en peine de définir dans un micro-trottoir. Oui, car le « droit à » est devenu le dernier supermarché où l’on peut encore faire ses courses lorsqu’on a perdu tout pouvoir d’achat et tout projet commun. Frédérik Hayek l’avait prophétisé il y a un demi-siècle: voir ici.

Or il est gênant pour le pouvoir en place de découvrir que chaque citoyen a vocation à appartenir à plusieurs groupes constitués (par exemple: un médecin, homosexuel, automobiliste, parent d’élève, et catholique). En faisant cette constatation, le pouvoir découvre une nouvelle source de mécontentement profond et de baisse de popularité: un parti politique verra ses seuls soutiens indéfectibles dans ceux des citoyens dont toutes les appartenances sont « satisfaites » par le programme. On comprend vite, dès lors, qu’en élevant 0,5 à la puissance nn étant le nombre d’appartenances, on tend rapidement vers zéro.

Multiplication des communautarismes en lieu et place de la confiance en l’intérêt général 

impopularité et défiance croissante envers le politique

L’homme politique en est réduit à l’impopularité d’un arbitre de match de foot

…réduit à des bains de foule derrière une grille ou une voiture blindée

La voie de sortie est délicate devant un tel emballement: le retour à la réalité risque d’être violent pour un citoyen « drogué » à se voir acheté par des « bisous », comme dirait un célèbre bloggeur… Je prescris donc une cure de recul médiatique sur le fil d’actualité, une leçon d’apprentissage à dire « non » aux lobbies, une cuillère de patriotisme, et une séance de reprise en main de notre souveraineté qui nous échappe. Véritables OVNIs du paysage, sachons écouter ces deux ou trois hommes politiques qui n’ont jamais retourné leur veste depuis 30 ans et dont les médias ne parlent plus parce qu’ils disent justement toujours la même chose… ils pourraient, ceux-là, détenir une parcelle de cette sagesse perdue, de ce Graal de l’intérêt général aujourd’hui dévoyé.

Hervé Legourvière. Vous aimerez également mes autres billets :

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27 août 2013

refus + délégation = acceptation?

Classé dans : actualité,homme & femme,res publica,Valeurs — hervele @ 19 h 38 min

On a beaucoup parlé de liberté de conscience ces derniers temps. Celle des maires, des élus face à des lois moralement critiquables comme l’est la loi Taubira. Mais toute liberté de conscience qui s’oppose doit prouver qu’elle est directement moralement impliquée par les conséquences de la loi. On peut très bien argumenter qu’un mariage homosexuel (et surtout tout ce qui s’ensuit) cause un tort direct au maire. Mais mon point est que le fait de déléguer la célébration d’un mariage à un autre employé municipal, c’est admettre, in fine, que ledit mariage ne dérangeait pas tant que cela l’impétrant puisqu’il se fera quand même sous un autre stylo!

Or n’oublions pas que toute signature déléguée a même valeur que l’originale, et engage de la même façon. Car quelle différence entre un maire et son remplaçant? Le maire est responsable de tout ce qui se passe dans sa commune. S’il délègue, c’est qu’il cautionne. Point final. Si le maire veut manifester réellement son opposition, il refuse la délégation et s’expose au pénal, c’est cela le vrai courage. Car déléguer, c’est se défiler, ou c’est espérer tranquillement qu’éventuellement tous les autres s’y opposeront aussi et on aura juste bloqué le schmilblick sans que l’un ou l’autre soit tout à fait responsable… Du joli quoi! *

Prenons l’exemple d’un catholique qui refuserait un poste de méchant trader parce que le job est immoral: à votre avis qui prendra sa place? Un autre gentil catholique? Perdu: un type sans foi ni loi, il y a fort à parier, my dear. Ainsi de nombreuses personnes bien intentionnées épargnent leur conscience en n’assumant aucune responsabilité. Non, il faut faire le sale boulot soi-même, et il faut surtout le faire moins salement qu’un autre, là seulement on pourra être fier de soi. La droite se plaint que les étudiants journalistes aient tous voté hollande au 2è tour**? eh bien ils n’ont qu’à faire faire à leurs enfants des études de journalisme!

Les expériences de Milgram sur la psychologie sociale montrent qu’il est facile de se décharger de sa responsabilité sur quelqu’un d’autre, et que la conscience est très douée pour se dédouaner dès lors que ce n’est plus moi qui appuie sur la détente.

Hervé Legourvière (HerveLE)

 

* je ne blâme pas les maires, au contraire. Au salaire de misère auquel ils sont payés, je comprends qu’ils rechignent à prendre des risques pénaux! Quant on voit nos ministres, grassement payés mais responsables de rien…

** ce qui, au passage, rend caduque la confidentialité du vote! lol

13 août 2013

Si vous ne digérez pas les principes, prenez une dose de pragmatisme!

Classé dans : actualité,homme & femme,pensées,res publica,Valeurs — hervele @ 0 h 32 min

Parcourant le métro londonien, j’arrêtai mon regard sur la plaque fixée sous la tirette d’arrêt d’urgence. M’attendant à y voir la sèche mention d’un article de loi en punissant l’usage abusif et le rappel à la règle (qu’il est toujours tentant de défier), quelle ne fut pas ma surprise en découvrant un petit texte sympathique expliquant qu’en cas de malaise il est tout à fait contre-productif d’utiliser ce dispositif parce que les secours mettraient trois fois plus de temps à arriver au beau milieu d’un tunnel qu’à la prochaine station…

Exemple insignifiant, mais absolument symptomatique du gouffre qui existe entre l’état d’esprit anglais et français au regard de la règle commune, minuscule coin de rame de métro où était symbolisé le précepte qui avait vraisemblablement porté la culture anglo-saxonne à la première place des nations depuis 3 siècles.

Le formidable ouvrage De La Démocratie en Amérique vante les mérites d’une jeune nation qui a toujours su se donner comme règle l’utilité d’une action pour la société plutôt que sa moralité. Ou alors, l’utilité avec la moralité comme effet collatéral, comme « bonus ». Mais si presque toujours les deux vont de conserve, l’utilité mène plus surement au but recherché et le principe, quoique plus noble, manque souvent sa cible*. L’idée n’est même pas anglaise et c’est notre bon Montaigne qui l’a énoncée au XVIè siècle: « Quand, pour sa droicture, je ne suyvray pas le droict chemin, je le suyvray pour avoir trouve, par expérience, qu’au bout du compte c’est communément le plus heureux et le plus utile.» Tocqueville enfonce le clou: « Je doute que les hommes fussent plus vertueux dans les siècles aristocratiques que dans les autres, mais il est certain qu’on y parlait sans cesse des beautés de la vertu; ils n’étudiaient qu’en secret par quel côté elle est utile. (…) Aux États-Unis, on ne dit presque point que la vertu est belle. On soutient qu’elle est utile, et on le prouve tous les jours. » Il est inutile de tirer l’arrêt d’urgence, alors effectivement… personne ne s’amuse à le faire comme chez nous!

Le français dans sa grande noblesse n’a jamais daigné vendre son âme au « pragmatisme » – pouah – et y a toujours préféré l’idéal plus difficile de la vertu.

Où est-ce que je veux en venir et quelle application au débat politique?

Eh bien je dis que depuis mai 68, nous avons abandonné la vertu mais paradoxalement, de façon assez pitoyable, on n’a jamais autant hurlé au respect des principes républicains. Les principes républicains, ils sont inscrits au dessus de tous nos édifices. Hélas, il faudrait qu’un jour ils en descendent pour aller s’appliquer dans nos lois: quel principe intangible est encore respecté par l’État? Quelle autorité publique ne recule pas désormais devant l’émotion médiatique? Ne surtout pas choquer, mais la lâcheté, c’est justement quand on ne veut froisser personne et qu’on finit par tout détruire! Quand plus aucun politicien n’a le courage de démissionner après un désaveu public, quand la justice s’émeut et ne prononce que pour ménager les sensibilités et les intentions de votes communautaires, quand la laïcité se marchande comme une monnaie d’échange pour calmer un temps des revendications, quand le deux poids deux mesures et le clientélisme sont le diapason de l’action socialiste… il est temps de nous tourner vers nos ennemis jurés pour prendre une bonne leçon de pragmatisme! Et j’en suis le premier désolé, moi qui militait dans un précédent billet pour des lois affranchies du compromis, des principes clairs et intangibles…

Pourtant, dans l’affaire du voile islamique qui nous intéresse aujourd’hui, ce ne sont pas les idées qui manquent: il eut été facile de faire passer la pilule avec l’utilité de la sécurité intérieure: dissimulation = interdiction (pas de cagoules pendant les manifestations, pas de masques de Mickey pendant les braquages, pas de vitres teintées sur les voitures, pas de voile dans l’espace public**). Il eut été possible, quoique plus cocasse, d’interdire pour l’hygiène, le problème du manque de vitamine D, les risques accrus de noyades, la sécurité routières des piétons, l’absence de bandes réfléchissantes la nuit, que sais-je encore! Ça, c’est le pragmatisme, ça apaise, ça permet d’avancer, mais ça ne marche pas chez nous…

Hervé Legourvière (HerveLE)

 

*Plus loin: « L’intérêt bien entendu est une doctrine peu haute, mais claire et sûre. Elle ne cherche pas à atteindre de grands objets; mais elle atteint sans trop d’efforts tous ceux auxquels elle vise. Comme elle est à la portée de toutes les intelligences, chacun la saisit aisément et la retient sans peine. S’accommodant merveilleusement aux faiblesses des hommes, elle obtient facilement un grand empire, et il ne lui est point difficile de le conserver, parce qu’elle retourne l’intérêt personnel contre lui-même et se sert, pour diriger les passions, de l’aiguillon qui les excite. La doctrine de l’intérêt bien entendu ne produit pas de grands dévouements; mais elle suggère chaque jour de petits sacrifices; à elle seule, elle ne saurait faire un homme vertueux; mais elle forme une multitude de citoyens, réglés, tempérants, modérés, prévoyants, maîtres d’eux-mêmes; et, si elle ne conduit pas directement à la vertu par la volonté, elle en rapproche insensiblement par les habitudes. Si la doctrine de l’intérêt bien entendu venait à dominer entièrement le monde moral, les vertus extraordinaires seraient sans doute plus rares. Mais je pense aussi qu’alors les grossières dépravations seraient moins communes. La doctrine de l’intérêt bien entendu empêche peut-être quelques hommes de monter fort au-dessus du niveau ordinaire de l’humanité; mais un grand nombre d’autres qui tombaient au-dessous la rencontrent et s’y retiennent. Considérez quelques individus, elle les abaisse. Envisagez l’espèce, elle l’élève. »

**il ne s’agit aucunement d’une comparaison, juste une énumération…

 

16 juillet 2013

OGM, embryon humain… avec quel crayon tracer la limite?

Classé dans : actualité,pensées,Valeurs — hervele @ 22 h 19 min

Qu’est-ce qui peut bien pousser les parlementaires de gauche, le même jour à interdire les recherches sur les OGM et à autoriser celles sur l’embryon humain? J’avais déjà dénoncé sur ce site la contradiction des positions écologistes sur ces deux questions. Bien sûr, on n’en est pas encore à faire des OGM humains, mais la ligne est franchie et je ne vois pas de raison suffisante de s’arrêter en un point précis entre les deux rives que sont le moratoire complet sur nos embryons et en face le bidouillage généralisé du matériau humain.

La loi est ainsi faite qu’elle a besoin de tracer des limites entre des notions, et lorsque ces limites sont difficiles à établir elle fait toujours mieux de les tracer de façon exagérée trop d’un côté ou de l’autre, plutôt que de les tracer arbitrairement au milieu, car au milieu point de haut-fond où jeter l’ancre.

Ainsi en est-il, exemple frappant, du droit d’avorter établi, de façon totalement arbitraire à 14 (ou 22 pour l’IMG) semaines maximum (est-ce issu d’un compromis entre deux lobbies?), parce que voyez-vous, il ne se passe rien de spécial à 14 ou 22 semaines. Ce délai étant régulièrement prolongé, un peu comme pour le tunnel sous la manche on voit venir le jour inéluctable où il rejoindra le moment où la médecine arrive à faire naître des bébés prématurés (aujourd’hui c’est 21 semaines)… situation étrange où un bébé serait viable mais on aurait droit de vie et de mort dessus?… Aussi la loi gagnerait à grossir le trait, et à déclarer tout avortement* illégal ou bien tout avortement autorisé jusqu’à la naissance (aucun jugement de ma part ici sur lequel serait bon ou mauvais). Mais là encore, qu’y a-t-il de si différent entre une minute avant la naissance et une minute après? Rien, au fond, si ce n’est les 30cm qui séparent l’utérus de la sortie! **

Il en est ainsi de la loi sur la fin de vie (quelle distinction entre laisser mourir et arrêter d’alimenter…), de la loi sur les OGM (un OGM « naturel » est-il un OGM?), la GPA plus ou moins permise, la limite de 2 mois pour l’application réelle d’une peine de prison, le cannabis (pénalisé, mais toléré ans les salles spéciales) etc. de tout un tas de lois… Rien n’est plus frustrant que le flou législatif, le fameux « interdit-autorisé » qu’il crée autour de lui, parce que l’ancre est mal arrimée au fond et le flot fait balloter le navire. Assumer nos choix sociétaux et scientifiques, ne pas laisser nos voisins, la conjoncture, les cas particuliers ou les modes passagères de la population perturber ces choix par des frontières légales mal bâties, des principes clairs bafoués au prix du compromis.

Mais avant toute chose, pour qu’une loi soit solide, il faut que les mots qui la composent le soient aussi. Le mot « sociétal » qui  n’existait pas en 1958, au moment de l’écriture de la Constitution, a pourtant été utilisé par Hollande pour justifier l’impossibilité d’un référendum sur le mariage. Un mot, rien qu’un petit mot, dont le sens est flou, peut sceller un choix majeur de civilisation.

Or  « Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté«  a dit Confucius. Phrase à méditer plus que jamais.

 

Hervé Legourvière (HerveLE)

* hors vie de la mère en danger par exemple qui constitue un cas très clair.

** Et si j’étais vraiment cynique, je rajouterais que la prochaine limite claire que j’aperçois, la prochaine terre ferme à l’horizon, c’est le moment où l’enfant acquière la conscience de lui-même et par là même la caractéristique fondamentale de l’espèce humaine. Donc il serait presque plus logique d’autoriser l’avortement jusqu’aux 3 ans de l’enfant qu’à sa naissance… allons bon!

Nouvelle Marianne: merci google image mot clé « blonde »

Classé dans : actualité,parodie,res publica,Valeurs — hervele @ 12 h 08 min

Pardon d’avance d’ajouter une énième réaction au brouhaha qui a suivi l’annonce du nouveau timbre Marianne.

Le visuel ICI (je ne mets pas d’image sur le blog).

sur l’analyse graphique (uniquement) de la Marianne, je recommande cet article du nouvel observateur pertinent et critique.

Quant à la démarche du dessinateur, totalement militante, qui consiste à associer plus ou moins officiellement notre symbole national à une femen,  certains rétorquent que c’est seulement « inspiré de ».. mais bon pour pondre une telle image tout droit sortie d’un manga, avait-il besoin de s’inspirer précisément de cette femme , et le même résultat n’eut-il pas été obtenu en tapant « blonde » sur Google image?

Et notre devise nationale en sortirait grandie?!

Quid de la liberté, quand ces femmes demandent la suppression des religions?

Quid de l’égalité, quand conduites au poste pour des violences physiques, elles s’en tirent avec un simple contrôle d’identité?

Quid de la fraternité, quand elles disent à ceux qui ne sont pas d’accord d’aller « lécher leur cul »?

D’autres voix s’élèvent, celles qui sont là habituellement pour nous rappeler que ce n’est jamais un tout petit dixième de degré de plus dans la casserole de la grenouille qui va la faire cuire, ces voix pour minimiser l’évènement, « ce n’est qu’un timbre », « plus personne n’envoie de lettre », etc. Au demeurant, il y a plus de gens qui utiliseront ce timbre que de gens possédant un drapeau français, et pourtant l’outrage au drapeau est puni de prison, alors je ne sais pas… (cela est dans la droite ligne de notre président posant devant un drapeau français à l’envers = les symboles on s’en fiche pas mal)

La réaction de l’intéressée vient couronner le tout d’une couche de vulgarité et de haine religieuse, mais elle peut se le permettre à présent qu’elle est logée-blanchie par la République!

J’aurais aimé, en ces temps troublés où la politique est chahutée (ou cahu-tée ?) et minée par de bas intérêts particuliers, qu’au moins un signal positif puisse nous rappeler la noblesse de nos symboles nationaux. C’est raté…

Hervé Legourvière(HerveLE)

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11 juillet 2013

Charlie Hebdo ou comment accli-mater des religions à la laïcité

Classé dans : actualité,parodie,Valeurs — hervele @ 2 h 47 min

Charlie Hebdo: les fidèles doivent-ils tendre l’autre joue ou dénoncer une atteinte blasphématoire?

Le petit journal satyrique a encore frappé, cette fois c’est l’Islam qui fait les frais d’une une (Word me propose « effacer le mot répété » lol) qui tient plus de l’inscription au Tipp-Ex sur une table de lycée que d’un trait d’esprit mûri par une grosse journée de brainstorming. On attend dorénavant des attaques sur tous ceux qui ont jusque là été épargnés, j’ai nommé les roux, les végétariens, les Belges, les ambidextres… bref, tous ceux qui sont toujours dans le fameux avion de la blague.

Qu’à cela ne tienne, pour le moment Charlie Hebdo concentre ses attaques sur la deuxième religion française et sur la religion historique (réciproquement l’islam et le catholicisme (les deux étant devancées, personne ne le sait, par l’astrologie en nombre d’officiants)).

L’histoire littéraire, montre qu’une œuvre pamphlétaire est d’autant plus réussie qu’elle dénonce d’un sujet 1°) sensible 2°) censuré 3°) propice à des abus. A certaines époques l’Église faisait sans problème un « check all », mais aujourd’hui? Ici la question centrale est : pourquoi les musulmans s’offusquent beaucoup plus que les cathos de ce genre de dessin? Et qui a raison, c’est-à-dire quel est le comportement le plus efficient en termes de « marketing » pour une religion? (deux pièces dans le cochon!).

Premièrement ces dessins respectent la loi française qui ne reconnait pas le blasphème. Est-ce une bonne chose? Oui (et au passage la loi de 1905 a été faite tout autant pour protéger l’Etat de l’Église que l’inverse…).  Les musulmans par leur indignation montrent qu’ils n’ont pas intégré cette loi dans leur culture, pas apprivoisé la laïcité, et qu’il y a encore du chemin à faire. Il faut que la main passe et repasse pour assouplir le cuir!

Bref, si nous voulons que ce journal continue à vendre, offusquons-nous à chaque fois, nous faisons ses choux gras; mais si au contraire nous voulons que les caricatures s’arrêtent, rien de plus simple: le mépris! Faisons comprendre au monde que les cathos ont accepté les règles de la vie laïque, qu’ils sont au dessus de la mêlée, que leur foi est infiniment plus solide que ces quolibets de caniveau, et qu’enfin, à la limite, ils se voient érigés en victimes injustes d’une presse qui pour vendre ne sait plus que salir. Circulez, y’a rien à voir.

Tocqueville, encore une fois, le disait prophétiquement: ce n’est que le jour où une religion renonce enfin à son pouvoir temporel sur les fidèles qu’elle acquiert, aussitôt, un pouvoir spirituel d’autant plus fort et légitime sur eux, qu’il sera »choisi » et non « subi ».

 

Hervé Legourvière (HerveLE)

 

2 juillet 2013

les veilleurs debout

Classé dans : actualité,res publica,Valeurs — hervele @ 1 h 07 min

Poème au veilleur devant les statues du palais de justice

 

Elle lui murmurait « tes efforts sont en vain
Mon corps entier est d’os, le tien n’est que fatigue;
Quelle cause perdue, de quel pouvoir divin
Penses-tu que tes heures seront la frêle digue?

D’autres que toi, ma foi, ont résisté naguère.
D’autres ont versé leur sang pour que je reste libre! »
Ainsi parlait Thémis, aux balances de pierre,
du veilleur silencieux questionnant l’équilibre.

Le garde attend son ordre: il se prend à douter
« A quoi bon suis-je ainsi, tout caparaçonné! »
Déjà, dans ses lointains cabinets, courroucé,

De l’armure, cherchant le défaut où entrer
Le pouvoir impuissant craint que son heure arrive.
Veillez tous, mes amis, afin qu’un peuple vive.

 

 Herve Legourvière (HerveLE)

22 juin 2013

Parité et Egalité, les frères ennemis

Classé dans : homme & femme,Valeurs — hervele @ 1 h 16 min

Parmi les figures de style inculquées en cours de français, il en est une dont je me souviens bien, c’est l’oxymore. Mais les exemples illustres servis par Victor Hugo ou Corneille  – cette obscure clarté… – sont aujourd’hui largement surclassés par l’imagination de nos politiciens, dans le terme de « discrimination positive ».

« Discrimination positive ». Prenez une seconde pour méditer le choc des deux mots…

Cet étrange principe vise à favoriser telle ou telle catégorie de personne pour corriger une inégalité de fait. Très à la mode chez certains de nos voisins (Nordiques, USA, etc.) , il connaît de plus en plus de détracteurs, tant sur ses résultats que sur son principe. Mais notre pays est champion pour redécouvrir les idées des voisins après qu’elle se sont avérées mauvaises. On parle bien de la même chose lorsqu’on fait de la parité des sexes, c’est à dire demander par exemple qu’il y ait 40% de femmes dans les conseils d’administration.

Or les juristes qui se sont penchés sur le mariage pour tous l’ont répété: deux situations différentes doivent être traitées différemment en droit et l’égalité s’entend entre situations comparables. Bref, imaginez une seconde des manifestations de célibataires sans enfants réclamant, au nom de « l’égalité » d’avoir droit aux allocations familiales! Tous les médias s’exclameraient « Mais c’est absurde! Ils n’ont rien compris! ».

L’égalité étant bien le principe selon lequel l’État doit s’efforcer de garantir le même traitement à deux situations de même nature, la question est alors de savoir si un homme et une femme sont nécessairement de même nature ou pas? De deux choses l’une,

- soit ils sont de même nature, comparables en tous points à quelques différences anatomiques près, alors l’État garantit le même traitement et la même législation et il est insupportable que des textes de loi s’appliquent différemment à des hommes et à des femmes. Cela tue dans l’œuf toute politique de parité, et à fortiori celles qu’on rencontre actuellement à savoir une version asymétrique: la loi pénalise les organisations où les hommes sont majoritaires, mais pas celles où ce sont les femmes! Insupportable asymétrie – qui est au passage dénoncée par certaines féministes de bon sens en ce qu’elles assimilent la femme à un être inférieur! L’hypothèse « de même nature » mène à des positions intenables et on ne construit jamais des urinoirs dans les toilettes dames.

- soit on déclare qu’une politique de parité homme-femme est légitime et bonne, à ce moment on est OBLIGE d’entériner le fait que hommes et femmes n’ont pas la même nature. C’est d’ailleurs le bon sens. Un texte de loi qui attribue un congé allaitement à un homme serait écrit par des idiots.

Il existe pourtant des domaines où le législateur comprend très bien ce genre de différences. Dans les jeux paralympiques, les sourds n’ont jamais le droit de concourir aux mêmes épreuves que les invalides. On a créé des catégories pour compenser les différents niveaux de handicap (c’est l’équivalent des quotas). On valide donc implicitement le fait que chaque type de handicap est de « nature » différente. Car si tel n’était pas le cas, on n’aurait qu’à faire concourir tout le monde en même temps, et les sourds gagneraient toujours car leur handicap est minime pour la plupart des épreuves sportives. (C’est un raisonnement, loin de moi l’idée de dire que l’un ou l’autre des sexes serait « handicapé »)

En fait, vouloir à la fois traiter les deux sexes comme une seule réalité indifférenciée, et faire bénéficier les femmes d’une politique de quotas en leur faveur, c’est vouloir le beurre et l’argent du beurre. Et c’est aussi être contre-productif, en créant un sentiment d’injustice et au bout du compte un clivage entre les deux groupes qu’on cherche justement à « réconcilier ». Ainsi vouloir égaliser à tout prix les salaires moyens des femmes alors même qu’il est prouvé qu’elles ne travaillent pas (et ne souhaitent pas travailler) autant d’heures par semaine que les hommes en moyenne, n’est-ce pas déjà créer une inégalité supérieure à celle qu’on veut gommer?

Au demeurant, voir les mêmes qui distillent l’idéologie du genre réclamer des quotas paritaires m’amuse beaucoup, car ils admettent par là même qu’il y a bien une différence de nature irréductible entre les sexes… quel journaliste honnête (encore une figure de style?) osera les mettre devant leurs contradictions?

Herve Legourvière (LerveLE)

16 juin 2013

La fête des parents

Classé dans : actualité,homme & femme,Valeurs — hervele @ 0 h 31 min

Si vous aviez la télévision ou Wikipedia, vous auriez sans doute appris récemment qu’avant d’être une fête surtout commerciale, la fête des mères est célébrée dans de très nombreux pays et civilisations depuis des siècles. La fête des pères, qui a aussi existé dans le catholicisme, n’est en revanche officialisée que depuis une cinquantaine d’années; elle est moins fêtée mais prétend aujourd’hui à un statut équivalent.

Analyse: il est difficile de ne pas faire le parallèle entre cette différence de « notoriété » qui s’estompe petit à petit, et la convergence égalitaire entre les hommes et les femmes dans la vie quotidienne et les comportements. A l’heure où l’homme fait la vaisselle, prend un congé paternité, s’épile, en face les comportements féminins se « masculinisent » (et c’est la triste vérité de l’explosion des chiffres du cancer du poumon chez les femmes), pourquoi devrait-on encore célébrer plus la fête des mères que celle des pères?

Il me semble que le « schéma » familial de la mère au foyer accomplissant la quasi-totalité des tâches ménagères et de garde des enfants, en vigueur pendant des décennies, justifiait cent fois la célébration toute particulière de la mère pour son dévouement sans limites, une injustice au quotidien pourrait-on dire. Et une journée par an pour réparer cette injustice (On me signale « deux », ah oui il y a la journée de la femme), c’était bien peu.

Qu’à cela ne tienne. La joyeuse théorie du genre veut, depuis, nous faire avaler que hommes et femmes être blanc bonnet bonnet blanc kif kif bourricot. C’est d’ailleurs prouvé: une psychologue féministe américaine (jeu: devinez son orientation sexuelle) y a réfléchi pendant longtemps et a reçu beaucoup de subventions pour en parler. Du coup, au diable la tradition, hop on fusionne les deux fêtes sus-mentionnées en une seule fête des parents! Et ça prouve bien au passage que la théorie du genre est vraie puisqu’on l’applique dans certaines écoles!

Quoiiiiii? Des critiques? Qui ose? Et paf, la parade vient instantanément:

- « Oui mais la fête des mères était discriminatoire pour tous les orphelins, Monsieur! »

Silence gêné dans la salle. M. Dufoin se demande s’il n’existerait pas un lobby des orphelins qui pourrait par malheur lui coller un procès s’il continuait de s’acharner à fêter sa maman…

L’argument de la discrimination, un petit coup de culpabilisation… ET VAINQUEUR PAR K/O !

Un petit malin au fond de la salle:

« Pourquoi alors on n’interdit pas le mariage, c’est discriminatoire envers les moches qui ne trouvent pas de partenaire? »

Là, ils ont carrément appelé la sécurité.

 

C’est pourquoi, comme je dis souvent à mes enfants quand ils traversent la rue: il ne faut jamais s’arrêter au milieu du chemin; alors poussons les raisonnements jusqu’au bout, voyons où cela nous mène: si discrimination il y a je propose carrément de remplacer toutes ces fêtes par une seule (qui durerait 1 semaine du coup): La FETE des INDIDIVUS. Enfin un terme technique et statistique qui n’est discriminatoire pour personne, enfin une société réenchantée où chacun se fête lui-même sans avoir à penser aux autres.

 

Tout ceci est quand même bien triste, heureusement personne ne m’empêchera de finir cet article sur une note joyeuse: le fa#.

 

Herve Legourvière (HerveLE)

 

15 juin 2013

A quoi sert une entreprise?

Classé dans : actualité,économie,Valeurs — hervele @ 1 h 09 min

La question est idiote, finalement à quoi servent les entreprises? Quel est leur but?

Faire de la politique? Assurer le bien des travailleurs? Protéger l’environnement?

Rien de tout cela en fait. Un chef d’entreprise est avant tout une personne comme vous ou moi, qui aimerait devenir riche et ne pas aller en prison. C’est pour cela qu’une entreprise (humaine) ne sert qu’à une chose et une seule: gagner de l’argent* en respectant les lois. Tout le reste n’est que de la « comm ».

Et pour illustrer tout ceci et les erreurs de jugement qui peuvent en découler, je voudrais parler d’une affaire récente, l’affaire du salarié de Veolia licencié pour avoir refusé de couper l’eau.

LES FAITS – un salarié du réseau d’eau qui, depuis plusieurs années fait sa popote dans son coin et va négocier avec les familles qui ne peuvent plus payer pour ne pas devoir leur couper l’eau. Un jour son chef en a assez, il le prend « la main dans le sac » et l’oblige à couper l’alimentation d’une famille. Refus. Licenciement. C’est dur, mais Véolia est dans son droit le plus total, il est très probable que les prudhommes donnent raison à la multinationale. Si rien n’est précisé dans le contrat de délégation, alors elle peut couper l’eau dans les conditions prévues par la loi.

Ma première réaction a été, comme vous j’espère, une sorte d’indignation devant l’horreur de ces méchantes multinationales.

Ensuite je me suis dit: mais au fait, comment le type est-il certain que les dites familles sont vraiment dans le besoin, qu’elles ont vraiment déjà rogné sur toutes les autres dépenses et que ce ne sont pas des escrocs? Mais passons…

Ensuite je me suis demandé: peut-on vraiment mourir de soif en France en 2013? Probablement pas, encore que, dans certaines campagnes isolées…

Enfin j’ai pris un bon recul, disons 5 ou 6 fois le recul que je prend d’habitude, et encore dix pas de plus. Je me suis reposé la question de savoir quelle était la mission de l’entreprise dans ce cas précis. Sa mission est-elle d’aider les familles démunies? Est-elle d’enquêter chez les gens pour savoir s’ils sont honnêtes ou non? Est-elle de promouvoir une politique sociale des services de première nécessité? Est-elle de tolérer que chacun interprète à sa guise les règles? Ou est-elle, simplement, comme je le rappelle plus haut, de gagner de l’argent en respectant les lois?

La presse a été unanime, surtout à bâbord, pour accuser la multinationale d’inhumanité. Mais est-on inhumain quand on joue en respectant les règles? Et si les règles sont inhumaines, à qui la fôte? Allons, j’attends une réponse!

Bref, je trouve cela particulièrement lâche, parce qu’une entreprise refuse de faire le « sale boulot » que l’état devrait faire, à savoir légiférer de façon responsable et claire sur l’accès à l’eau et l’éventuel maintien d’un service minimum pour des familles qui ne peuvent plus payer, qu’on se permette des lynchages médiatiques en règle. Je demande donc deux choses:

1°) Que le législateur prenne ses responsabilités afin que les entreprises ne soient pas perpétuellement mises devant des décisions impossibles et finalement « politiques » comme celle qu’a prise le responsable de secteur incriminé.

2°) Que la presse et les harangueurs politiques réalisent un jour qui est leur véritable adversaire: ceux qui votent des mauvaises règles, et non ceux qui les appliquent. On ne voit jamais l’extrême gauche manifester devant l’Assemblée Nationale, et c’est dommage qu’ils gâchent ainsi tous ces jours sans solde à hurler à la place devant des grilles de sites industriels déjà bien mal en point.

En conclusion, j’adresse tout mon soutien au salarié, martyre des lois injustes, et tout mon soutien à son chef, pour son attachement au respect de la règle.

Herve Legourvière (LerveLE)

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Mes arguments pour un jour férié par semaine, au hasard: le dimanche. 

* Conception intéressante de Michel Rocard dans son livre de conversations Peut-on réformer la France?, « le capitalisme est le mariage entre la société anonyme et la machine à vapeur ». la société anonyme permettant à quelqu’un qui a un peu d’argent ou de bonnes idées, d’en gagner plus en ne prenant pas trop de risques, la machine à vapeur ajouter le côté « exponentiel ».

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